Truc pour ne pas être offusqué !

Truc pour ne pas être offusqué !

Voilà une question tout à fait légitime. Tous les jours, on entend des gens à la radio, la télévision, dans le métro, dans la rue, au travail, qui sont scandalisés à propos d’une chose ou d’une autre. L’éventail des raisons pour être offusqué est très large, presque impossible à énumérer.

Alors, comment faire pour ne pas être choqué, offusqué, offensé par quelque chose?

Permettez-moi de vous aider, de vous guider afin de vous éviter des ennuis, de voir votre monde s’écrouler et vos croyances bouleversées. Ma légendaire générosité m’a poussé à écrire ce petit texte afin d’améliorer le niveau de vie des individus choqués par des éléments de leurs quotidiens. C’est important, il ne faut surtout pas en rire.

Commençons par un exemple, voulez-vous?

Vous vous promenez dans la rue, avec votre fille, discutant du nouveau film de Disney et tout va bien, lorsque soudainement, vous agressant par son implication perverse et vile, un couple s’approche, se tenant la main, s’embrassant peut-être. Ce couple, constatez-vous au même moment où vous vous aspergez le visage d’eau bénite en récitant une prière, est composé de deux hommes ou deux femmes. Des gens du même sexe qui se tiennent la main, qui s’aiment, qui se touchent d’une manière bestiale et pécheresse. Quelle horreur! Quelle abomination! C’est contre nature, immoral, dégueulasse et vous croyez un moment que c’est la fin du monde, que Dieu est sur le point de mettre fin à notre humanité en déversant des torrents punitifs. Votre esprit y va de l’implacable image logique de la clé et de la serrure, du trou et du bâton, du plus et du négatif, de l’impossibilité de se reproduire entre partenaires du même sexe, des passages de la bible et autres source très fiables qui viennent confirmer que l’homosexualité est pire qu’un french kiss de Donald Trump.

Que faire?

La première chose à faire est de cesser de bouger. De vous immobiliser. Ensuite, vous prenez une grande respiration, par le nez ou la bouche, c’est votre choix. La prochaine étape demande un peu plus de concentration et d’efforts. Il faut envoyer à votre cerveau un message clair, le forcer à obéir. Vous devez lui intimer l’ordre de tourner la tête, de faire pivoter votre grosse boule d’eau dans une direction opposée, plaçant ainsi autre chose sur la trajectoire de votre regard restreint.

Votre tête bouge lentement, vos muscles stylo-glosse, hyo-glosse, génio-hyoïdien, trapèze, constricteur du pharynx, thyro-hyoïdien, scalène postérieur, omo-hyoïdien, scalène antérieur, mylo-hyoïdien, stylo-hyoïdien, digastrique, cartilage thyroïdien, sterno-hyoïdien, sterno-cléido-mastoïdien, deltoïde et grand pectoral sont tous mis à contributions. C’est une très belle machine en action, un miracle de l’ingénierie qui s’anime pour que votre tête se tourne dans une autre direction.

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Vous auriez aussi pu fermer les yeux, mais avec votre fille, il est préférable d’avoir l’œil sur la situation.

Voilà, vous avez réussi à détourner la tête et devinez quoi?

C’est fini. Vous ne le voyez plus le couple qui vous dérange. Ils ne sont plus dans votre champ de vision et vous pouvez respirer par votre petit nez de belette offusquée. Ce n’est pas beau cela?

Voilà donc comment régler un problème pour ceux qui sont offusqués, choqués, offensés. Regardez ailleurs, changez le poste de la télévision, fermez les yeux, éteignez la radio.

La même chose s’applique aux autres situations, comme lorsque vous découvrez avec horreur et dégoût qu’une femme est en train de nourrir son bébé au sein, dans un coin du restaurant ou dans un parc. Tournez votre tête dans une autre direction. Nourrir le bébé est un acte beau, naturel, essentiel. Le petit a faim et n’a pas encore la capacité de manger avec une fourchette et je crois d’ailleurs que la fourchette blesserait le mamelon de sa mère. Quand vous avez faim, vous mangez, non? Permettre à un petit être innocent de survivre en s’alimentant de la seule manière possible pour lui, se doit d’être quelque chose de remarquable. D’ailleurs, vous n’avez jamais touché de sein ou encore sucé celui de votre mère?

Même chose lorsque vous croisez un couple interracial. Votre pression sanguine monte? Votre pouls s’accélère de voir une telle horreur, une telle abomination, une chose aussi perverse? Babylone se dresse maintenant devant vous avec les sept fléaux de l’apocalypse qui vont s’abattre sur terre. Ne faites pas une crise cardiaque, tournez la tête, faites fonctionner tous ces muscles énumérés plus haut. C’est facile, vous allez vous y faire.

Quelqu’un d’une autre religion? Tournez la tête dans une autre direction.

Le cou. C’est dans le cou que l’action se passe et peut-être découvrirez-vous que la vie est belle, après tout, lorsqu’on se permet de se mêler de nos affaires.

« Ne te hâte pas dans ton esprit de t’offenser; s’offenser, en effet, c’est ce qui repose dans le sein des stupides »

Ecclésiaste 7:9

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Interview d’Huguette Conilh – Les Ignobles et Cas Mille.

24032756Huguette Conilh a fait son apparition dans mon petit monde littéraire en se joignant à la famille des écrivains de L’ivre-Book. J’ai découvert sa nouvelle littéraire « Cas mille » offerte gratuite pour tous les amateurs de nouvelles littéraires numériques. La couverture et le titre m’ont tous deux intrigué et je me suis donc plongé dans cette lecture.

Vous trouverez ma critique ici :

Cas Mille

Quelque temps après cette lecture, est sorti le premier roman numérique d’Huguette dans le catalogue de L’ivre-Book, l’incontournable boutique pour faire ses achats numériques.

« Les ignobles » voyait le jour le 19 janvier 2015.

 ignobles-ivre-book-numerique-moins-grosRésumé du livre :

 « Ils sont les ignobles, victimes de leur différence, souffre-douleur des cours d’école, les proies de l’ignorance que l’intolérance met en marge de la société. Pour échapper au tableau des opprobres, Camille a préféré couper les ponts avec sa famille.

Jusqu’au jour où la mort de ses parents dans l’incendie de leur maison l’oblige à reprendre le chemin de la Vienne. Il recueille alors son frère cadet, Mathis, un adolescent torturé par la culpabilité de n’avoir pu sauver ses parents. »

Charmé par la plume honnête de cet auteur, j’ai décidé de vous la faire découvrir. Voyons d’abord ce qu’en dit l’éditeur :

« Huguette Conilh est née un jour de janvier, à Monségur (33), dans une maternité qui n’existe plus aujourd’hui. Sa passion pour la lecture et l’écriture se manifeste dès le primaire. Plus tard, des personnages hantent ses années collège et prennent vie dans une première romance éditée en 2010. Un roman noir destiné à un public de jeunes adultes suivra en 2013.

Par vocation, elle exerce pendant vingt ans le métier d’Aide Médico Psychologique auprès de personnes très déficitaires. Cette pratique au plus près de la relation d’aide lui permet de développer une sensibilité à la différence. Les Ignobles, son troisième roman, bientôt chez L’ivre-Book met en scène cette différence et l’intolérance qui en découle. »

En définitive, chacun a sa définition de la réalité, alors qu’il n’existe pas une réalité, mais des réalités. Et je ne parle même pas de la normalité, un terme qui, si on y réfléchit bien, ne veut pas dire grand-chose.

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Interview :

Bonjour Huguette.

Bonjour Sylvain! Merci de m’accueillir dans votre cocon chaleureux. Il faisait un peu frais dehors.

  1. Pourquoi écrivez-vous?

J’écris parce que je ne peux pas faire autrement. J’écris parce que c’est un besoin vital qui m’habite depuis… presque toujours. Et encore, je suis moins obsédée par les mots que je ne l’étais à l’époque de mon premier roman où je me levais la nuit pour noter mes idées, et où je ne me déplaçais pas sans mon carnet, même sur un banc du lycée de ma fille en attendant la réunion parents/profs.

J’écris parce que j’ai des choses à dire, qui sont à ma mesure, pas forcément des grandes idées, juste celles qui me tiennent à cœur. Et Dieu sait à quel point je suis assez entière pour défendre avec passion les idées auxquelles je tiens.

Et, surtout, j’écris parce que je prends un réel plaisir à mettre en scène des personnages, à m’attacher à leurs pas, à découvrir des lieux, à y entrer en même temps qu’eux, à les regarder vivre. À les rendre vivants.

  1. Dites-nous quelque chose de particulier à votre sujet, un détail troublant, choquant, un petit quelque chose d’unique?

Je vis dans un autre monde, dans un ailleurs qui se trouve quelque part au fond de moi. Je suis une sauvage, une rebelle qui refuse de se taire. Qui se promet tous les jours d’apprendre à dire les choses autrement, qui tous les jours se trompe, se maudit pour ça, puis se rend à l’évidence : je ne suis pas diplomate, je ne sais pas le faire, je suis à l’état brut.

  1. Votre métier d’aide Médico Psychologique auprès de personnes très déficitaires devait être très exigeant. D’où vient ce besoin d’aider les autres?

Il n’y a pas de secret, en aidant les autres on s’aide soi-même. On n’entre jamais dans ces métiers de la relation d’aide par hasard. C’est ce qu’on cherche à faire croire aux autres et à soi-même dans un premier temps, jusqu’à ce que l’on parvienne à acquérir suffisamment de recul pour découvrir que certains hasards relèvent de l’inconscient. D’ailleurs, on confond parfois empathie et pitié. On entre dans ces métiers parce que, franchement, ces pauvres gens il faut bien que quelqu’un leur vienne en aide. Tout juste si on ne voudrait pas les sauver d’eux-mêmes et pourquoi pas les guérir. Jusqu’au jour où l’on comprend cet évident cliché (j’aime les clichés, ils sont pleins de vérité) : l’autre n’est pas soi. Un psychotique n’a pas la même construction mentale qu’un névrosé. La cuisine bordélique du névrosé qui a décidé de transférer le lit à la place du frigo existe bel et bien. Pas chez le psychotique. Ce n’est pas que la cuisine soit vide, c’est qu’elle n’existe pas. Ce n’est donc pas la peine de lui en parler, il ne sait pas ce que c’est. C’est vous qui êtes fou d’imaginer qu’une telle pièce existe.

Voilà pourquoi je suis entrée dans ce métier. Je voulais faire médecine quand j’étais au collège, la psychiatrie, les comportements humains me passionnaient déjà. Je peux dire que l’exercice très particulier de ce métier a enrichi ma vie.

  1. À quel point votre expérience vous a-t-elle influencé dans l’écriture du roman « Les ignobles »?

Quand j’ai commencé à réfléchir à la structure de cette histoire, l’évidence de créer un personnage atteint d’un handicap physique m’est apparue assez vite. C’est en réalité ce que je connais le mieux en matière de différence. L’homosexualité faisait partie d’un possible pour moi. C’est ce que l’on « intègre » en pratiquant ces métiers du social, du médico-social ou du médical. On croise au cours de sa carrière ce que j’appelle des possibles : un homme qui tient des conversations avec Dieu, un autre qui à 50 ans ne sait pas se moucher et dont on essuie le nez comme à un enfant, ou celui-ci qui ne sait pas se décalotter et à qui on montre les gestes de manière professionnelle, mais qui nous interroge quand on regarde la situation avec recul. Puis un jour, mais ça nous était déjà arrivé, on croise une personne homosexuelle et on accepte son amitié parce que la personne dans son ensemble correspond au profil que nous apprécions chez les autres. C’est en tout cas ce qui devrait, ce qui pourrait être, mais ne l’est pas pour tout le monde. C’était de ça que je voulais parler dans ce roman, et du fait que, parce que j’en ai été témoin, les différents se jugent aussi entre eux. L’autre est toujours plus atteint que soi. Une personne handicapée victime du regard négatif de la société peut être homophobe. « Oui, tu comprends, ce n’est pas pareil, lui a choisi, pas moi. » Il faudra du temps à Norbert pour comprendre que l’homosexualité n’est pas un choix, pas plus que lui-même n’a choisi « cette vie montée sur roulettes », comme il la décrit.

  1. Présentez votre roman « Les ignobles » en trois mots?

En trois mots?… Flûte, j’ai déjà atteint le quota. Différence, tolérance, amour.

  1. Lisez-vous beaucoup? Quels auteurs vous ont inspirés? Motivés? Influencés?

Je lisais beaucoup, moins depuis quelques années. Ce sont des périodes en fait, de grosses boulimies de lectures ou de vide intersidéral. Tous les amoureux du livre connaissent ça. Donc, franchement, je ne sais pas qui m’a inspirée, motivée ou influencée. J’ai passé une grande partie de ma vie à écumer la littérature générale, je dirais. Dans mes années collège j’ai lu Cronin, Pearl Buck que j’appréciais beaucoup. Très peu de policiers, ce n’était pas mon truc. La fille qui tenait la bibliothèque du collège voulait à tout prix me faire découvrir Agatha Christie. J’ai bien aimé Le Meurtre de Roger Ackroyd, mais ce n’est pas allé plus loin. Par la suite, je me suis focalisée sur les romans historiques de tout pays, puis sur les biographies, aussi bien de romanciers, de poètes que de rois. Un jour, je ne sais pas comment, j’ai découvert la littérature fantastique et j’avoue que j’ai eu du mal à m’en écarter depuis.

  1. La nouvelle « Cas mille » adresse un sujet hélas encore tabou dans plusieurs milieux, plusieurs familles. L’homosexualité et le désir de pouvoir ouvertement l’exprimer. Pourquoi un tel sujet soulève-t-il encore des discussions houleuses?

Là, je ne vais pas partir dans de grands débats que d’une part je ne saurais pas tenir et qui d’autre part seraient plus fastidieux qu’autre chose. Je crois que les gens éprouvent le besoin de classer et de mettre des noms sur tout. Que du coup certains se retrouvent dans la case des pestiférés, et pas que les homosexuels. Que tout un chacun de par l’éducation qu’il a reçu, et sûrement aussi d’une part de l’inconscient collectif (sans parler de la religion), est attaché à des valeurs, des croyances dont il a du mal à se défaire. Comme il est dit dans le roman, aux yeux de Mathis, deux hommes (ou deux femmes) qui font l’amour ensemble, c’est comme une pièce qui refuserait de s’emboîter (vous voyez déjà l’image que cela suscite dans votre esprit) et qui fausserait le puzzle dans son ensemble.

Pour beaucoup de personnes, l’homosexualité est contre nature alors que justement elle existe dans la nature. Mais même cette réalité ne change rien aux opinions.

En définitive, chacun a sa définition de la réalité, alors qu’il n’existe pas une réalité, mais des réalités. Et je ne parle même pas de la normalité, un terme qui, si on y réfléchit bien, ne veut pas dire grand-chose.

De la sorte, par un effet de projection, l’opprobre rejaillit sur tout l’entourage de la personne homosexuelle qui finit par se retrouver seule quand elle ose « sortir du placard ». Je trouve inadmissible qu’un jeune de 15 ans soit mis à la porte de chez lui parce qu’il est homosexuel. Je trouve incroyable que des assos comme le Refuge aient à exister. Je trouve impensable qu’un jeune se suicide parce qu’il n’ose pas être lui-même. Je trouve tellement dommage que des hommes se marient avec des femmes pour faire comme tout le monde.

  1. Si vous aviez à donner un conseil aux jeunes écrivains débutants?

Armez-vous de patience, le temps joue pour vous : pour laisser naître l’idée, la peaufiner, l’apprivoiser. Pour l’écrire, la relire, la remanier et la relire encore pour la réécrire. Pour la voir peut-être un jour entre d’autres mains que les vôtres. Bref, soyez forts! Ayez la patience que je n’ai pas.

  1. Quels genres littéraires privilégiez-vous en tant qu’auteur (dans votre écriture)?

Malheureusement, si je suis une fan de la littérature fantastique, je ne sais pas en écrire. J’écris de la littérature contemporaine/générale/blanche, et il semble qu’il faille se battre davantage pour la faire connaître que la littérature de genre. Alors, allons-y.

  1. Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez?

J’ai un roman en cours sur l’adoption et la recherche du père, dont j’ai arrêté l’écriture à son exacte moitié pour reprendre un autre projet.

J’ai un synopsis prêt pour une autre histoire sur le même thème que Les Ignobles. J’y bousculerai mes vieux codes du bien sage « gabarit chapitres ».

Et un autre projet que je vais privilégier parce que les personnages commencent à me hanter un peu trop. Mais c’est un projet secret, alors, motus.

  1. Un dernier mot?

Je prendrais bien un autre café…

Merci.

Merci à vous, Sylvain, j’ai presque peur d’affronter de nouveau le froid. Il fait si bon chez vous.

Liens utiles : L’ivre-Book

Lecture de « In Tenebris » de Romain Billot

In Tenebris Romain Billot
Calling Cthulhu est une série de livres numériques publiés par L’IVRE BOOK, un éditeur français au catalogue grandissant. La collection compte déjà plusieurs titres et je crois savoir que d’autres verront le jour dans les mois à venir.

Qu’est-ce que Calling Cthulhu?

D’après Wikipédia, c’est :

« Cthulhu est une créature de fiction imaginée par l’écrivain américain H. P. Lovecraft dans la nouvelle L’Appel de Cthulhu (1926). Monstre humanoïde gigantesque, il possède une tête de seiche ainsi que des tentacules de pieuvre et des ailes semblables à celles d’un dragon. »

C’est donc avec anticipation que j’ai amorcé la lecture du premier tome dont j’ai fait l’achat – les autres suivront dans les jours à venir. Ce sont des nouvelles littéraires numériques, sur le thème de ce cher Cthulhu et qui se lisent très bien.

« N’est pas mort ce qui à jamais dort… »

Résumé d’In Tenebris.

« Clarice, une jeune Québécoise, porte un immense fardeau, un secret monstrueux et honteux qui hante ses nuits. Lorsque, prétextant ses études d’Histoire, elle s’exile vers la France dans la ville universitaire de Dijon pour fuir son passé, elle ignore quels mystères abominables se cachent dans les entrailles de la Cité des Ducs et qu’un danger bien pire encore la guette dans l’ombre. Elle a été choisie… »

Romain Billot

Commentaire :

Je connais Romain Billot depuis quelques années et c’est avec un grand intérêt que je suis sa carrière. Avec lui, impossible d’être déçu, il vous en donne pour votre argent et souvent davantage. Il y a deux endroits au monde où je détesterais me retrouver. Le premier, c’est un lit d’hôpital aux soins du docteur House – puisque les patients voient toujours leur état de santé empirer et qu’ils se font insulter par le médecin fou. Le deuxième endroit à éviter, c’est dans les récits de Romain. Être un de ses personnages, c’est loin d’une partie de plaisir.

La nouvelle littéraire fait plus d’une vingtaine de pages. C’est donc une lecture idéale pour la tablette si vous êtes très occupé comme moi.

La première chose qui saute aux yeux concernant l’auteur, c’est son amour pour le lectorat québécois, un amour qui est réciproque, puisque ses nouvelles fantastiques sont grandement appréciées dans la belle province, où il ne cesse de publier des textes troublants et étonnants.

Dans le cas d’In Tenebris, c’est un mélange d’horreur et de fantastique, respectant très bien le thème de la collection en cours. Romain n’a pas peur de choquer, d’explorer des sujets parfois délicats et il s’amuse à vous plonger de plus en plus dans l’horreur. Au moment où on se demande si la perversité et la folie s’arrêteront bientôt, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre et l’horreur coule à flots comme une rivière déchainée.

Romain Billot est un insomniaque avoué et ses récits prennent souvent naissance dans la peur qu’engendre la nuit, dans le flot constant de cauchemars à la limite entre la réalité et le monde des ténèbres.

« Calling Cthulhu » est une série que j’ai découverte avec un plaisir pervers et que je voulais partager avec vous.
J’allais oublier – l’auteur de ce texte nous gratifie d’une fin joyeuse –, mais attention, il redéfinit aussi le sens du « happy ending » traditionnel. À vous de le découvrir!

Ma note : 9/10

Liens à découvrir :

L’IVRE BOOK – Éditeur

Site officiel de Romain Billot

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