Lecture de Malhorne IV – La matière des songes

Résumé :

Tout a commencé avec la découverte, par l’ethnologue Franklin Adamov, d’une statue en Amazonie. Puis, la rencontre inoubliable avec Malhorne, l’horreur de sa disparition, le retour d’Ilis et la révélation d’Anasdahala, la reine sumérienne aux deux visages. Éternels, ils perpétuent le souvenir d’un secret enfoui depuis près de quarante mille ans : l’Aratta, le pouvoir des eaux du monde, la matière des songes. Un trésor inestimable dont ils ont oublié jusqu’aux origines.

Car de l’évolution des espèces à la naissance des religions, de l’extinction des hommes de Neandertal aux civilisations disparues, des mystères de l’univers aux arcanes de l’inconscient collectif, toutes ces énigmes trouvent leur réponse dans l’Aratta.
Toutes, absolument toutes!

À présent, Franklin et ses amis n’ont jamais été aussi proches de l’ultime vérité.
Mais un homme veille. Un meurtrier sanguinaire qui n’a pas intérêt à ce que l’Aratta soit révélée à la multitude. Un monstre capable de semer la terreur et la mort aux quatre coins de la planète.
Alors, pour tenter de donner une dernière chance à l’humanité, Franklin Adamov devra faire des choix, fuir ou se battre, tuer et peut-être même mourir…

Commentaire :

La matière des songes est le tome final de cette série que j’ai découverte et que j’ai adorée. Le genre de série qu’on termine de lire avec regret, le regret de devoir dire adieux à tous ces personnages avec qui nous avons vécu tant d’aventures durant plusieurs mois.

Cette série est une véritable saga qui vous fera voyager d’une époque à l’autre, d’un monde à l’autre, et cela au travers des multiples personnages intéressants et inquiétants qui nous sont présentés. C’est parfois un peu grandiloquent, prétentieux, arrogant, mais pourquoi faire les choses à moitié, pourquoi ne pas attaquer toutes les mythologies, les croyances humaines et toutes les théories sur notre origine pour chambouler et réinventer notre façon de voir le monde? Pourquoi se limiter?

L’auteur y a mis le paquet, croyez-moi.
La fin? Comment ne pas terminer une telle épopée sans un coup d’éclat? En fait, ce roman ne se termine pas tout à fait ainsi. Déçu de la fin? Peut-être un peu, elle m’a semblé américanisée, simplifiée, diluée dans l’afflux d’informations qui nous bombardent depuis le début de ce livre particulier. Ce n’est toutefois pas une raison pour éviter de lire ce bouquin.

Les thèmes du roman sont irréprochables, la manière de construire le récit, le suspense et le style littéraire sont à la hauteur de cet écrivain que j’admire.
Je conseille grandement cette série.

Site de l’éditeur : Bragelonne
Site de l’auteur : Jérôme Camut

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La cloche !

Je n’ai plus le temps de corriger, plus le temps de lire. Plus le temps d’écrire. C’est passager, c’est temporaire, c’est décevant et pourtant, c’est bien là où j’en suis.

Il y a l’école, notre éternel plan B qui devient le plan A de l’écrivain déçu, parce que les livres ont la rage, la plaie bubonique, les oreillons. Ils restent sur les tablettes, les fichiers restent dans les boutiques numériques. Il faut éviter de les toucher, repousser ces terribles messagers d’idées folles. Les gens lisent la merde, parce qu’ils y sont habitués, ils en aiment l’odeur, la texture, le gout, après tout ils en produisent tous les jours.

Le collège c’est des tonnes de livres monotones à lire, des textes à écrire, des scénarios inutiles et hypothétiques à résoudre. Plus il y a de pommes dans le panier, moins on comprend ce qu’il reste après que Julie, Marcel et un autre crétin se soient servis sans permissions. L’école c’est des examens, des tests, des papiers à remettre, tout cela gruge le temps, gaspillent les précieuses minutes. C’est pour le futur, pour un emploi viable dans une société dégradée, peureuse, fiévreuse qui refuse de nous laisser respirer. On veut le diplôme, parce que ce bout de papier à exhiber fièrement nous rapporte plus d’argent, plus de mal de tête, plus de responsabilités, moins de liberté. Le cancer du travail nous ronge, réduit notre espérance de vie, notre libido, mais nous permet de payer l’hypothèque, le prêt personnel pour l’auto, mettre de côté pour le voyage hivernal, les jouets du gamin qui le rendront stupide, la bière qui gonfle le ventre et dégonfle la queue et toutes les autres cochonneries dont on ne peut plus se passer.

On pense trop, on ne réfléchit pas assez, c’est notre histoire, elle s’écrit aussi vite qu’on la détruit.

Vite, il faut retourner à l’école, pas de pomme pour l’institutrice, à cause des lames de rasoir, des poisons, des insectes affamés qui fourmillent dans le fruit pourrissant.

La cloche vient de sonner.

Lire ou ne pas lire…là n’est pas la question…

Voici une présentation de mes lectures du mois de mai :

La chasse aux fantômes dans les cimetières

La chasse aux fantômes dans les cimetières : enquêtes sur des terres hantées et sacrées.

Melba Goodwyn.

Éditeur ADA

Pour l’acheter.

Pour être honnête, j’ai abandonné la lecture alors qu’il me restait une vingtaine de pages. Je n’en pouvais tout simplement plus. Je n’ai pas aimé la présentation des récits, pas aimé ce que le narrateur nous débite, trouvé aucun plaisir dans cette lecture. Ca peut plaire à certains, pas à moi.

Désolé.

La valse des bâtards

La valse des bâtards.

Alain Ulysse Tremblay.

Éditions Coups de Tête

Pour l’acheter.

 Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce livre. Il m’est tombé sous la main à la bibliothèque et intrigué, j’ai décidé de le prendre et d’en faire la lecture. Avec les éditions coups de tête, j’ai dans le passé eu droit à de bons romans ou parfois à des œuvres que j’ai beaucoup moins aimées, les deux extrêmes.

C’est un roman solide, au récit parfois troublant, qui nous montre le visage brutal et froid de l’itinérance chez les adolescents, de la vie dans la rue. J’ai bien aimé, du début à la fin, et le roman nous porte à réfléchir, à regarder les jeunes que nous croisons près des stations de métro, dans les parcs, avec un autre regard.

À conseiller.

La cage de Londres

La cage de Londres : Un siècle après la guerre des mondes.

Jean-Pierre Guillet.

Édition Alire

Pour l’acheter.

Dès le début, le roman m’a fait penser à « Reset – le voile de lumière » de Joël Champetier. Je ne sais pas pourquoi, peut-être l’ambiance, le sujet ou parce qu’il s’agit du même éditeur. Ceci dit, j’ai passé un bon moment avec ce roman de science-fiction, dans lequel nous découvrons des personnages attachants et leurs aventures. Comme le dit si bien le sous-titre, cela se passe un siècle après la guerre des mondes. L’histoire nous est racontée du point de vue des humains et des créatures.

Pour les amateurs du genre, une lecture à mettre sur votre liste.

L'apprentissage de Victor Frankenstein 1 9782764422182

L’apprentissage de Victor Frankenstein 1 et 2 :  Un sombre projet et Un vil dessein

Kenneth Oppel.

Édition Québec Amérique

Pour l’acheter.

Bon. Pour commencer, j’ai longuement hésité à lire ces derniers, parce que la couverture me faisait trop penser à un épisode des filles de Caleb. Mais j’ai finalement décidé d’en faire lecture… parce que j’aime bien le personnage et le mythe de Frankenstein.

Mes impressions sont partagées. Les romans s’adressent indéniablement aux adolescents, on retrouve un peu de cette puérilité du genre « Twilight ». Une histoire d’amour qui sévit dans les deux tomes, des intrigues pas tout à fait captivantes, mais suffisantes pour que l’on continue à lire.

L’ambiance des romans m’a bien plu, l’idée de cette époque où la science et l’alchimie se côtoyaient, des mystères d’un passé sombre. Découvrir ce que cet adolescent de légende vit comme expérience en grandissant m’attirait.

Ce n’est pas de l’horreur et pas nécessairement du suspense, malgré quelques rebondissements dans le récit.

Blockade Billy

Blockade Billy et Morality

Stephen King

Un petit livre en anglais qui se lit dans le temps de boire une tasse de café. Deux petites histoires, l’une de baseball et l’autre d’un couple qui prend une décision couteuse et payante à la fois. C’est un petit récit sympathique, léger et amusant. Difficile de se tromper avec Mister King.

Je ne connais presque rien au baseball – Gary Carter joue toujours? Mais le ton du narrateur et l’histoire racontée viennent combler cette lacune.

Vous avez une demi-heure à tuer, alors je vous invite à en faire la lecture.