La Journée de la femme

La journée de la femme!

C’est beau d’avoir une journée de la femme, mais il faudrait penser à la célébrer le reste de l’année. Bien qu’on soit en 2017, j’ai parfois l’impression de vivre au moyen-âge.

On peut vanter la beauté de la femme, décrire à quel point on a besoin d’elle, mais la plus belle chose qu’on puisse faire, c’est de la considérer en toute égalité, de la protéger, de dénoncer les abus et d’arrêter de jouer aux connards en sa présence.

Pour aujourd’hui, je vous invite à découvrir certaines des femmes les plus talentueuses de la francophonie.

Gaëlle Dupille

Écrivaine folle, dangereuse, intrépide, généreuse, elle s’illustre par son talent, son honnêteté et l’idée que le monde de la fiction n’appartient pas seulement aux hommes.

Site des Fossoyeurs de Rêves

Facebook

Site personnel

L’ivre-Book

Elenya Éditions

Estelle Faye

L’imaginaire est son territoire, le divertissement du lecteur sa mission. Son travail est intense, elle se donne entièrement à l’écriture de ses romans.

Site personnel

Facebook

Éditions Critic

Éditions Scrineo

Moutons-Électriques

Le pré aux clercs

Valérie Larouche

Avec une personnalité joviale et un sens de l’humour invitant, elle nous fait découvrir les tréfonds de son imaginaire intérieur, tout en nous permettant de nous questionner sur notre propre réalité.

Facebook

Site personnel

Éditions Porte-Bonheur

Les Éditeurs réunis

Callie JDeroy

Auteure de romance, elle caresse l’imaginaire et enflamme les passions. Il circule une rumeur dans le milieu selon laquelle Callie serait très sympa et d’une gentillesse légendaire.

L’Ivre-Book

Ariane Gélinas

Une incontournable auteure du Québec. Sa littérature représente bien sa génération, mystérieuse, envoutante, poignante. Son talent et l’éclat de ses intrigues littéraires en font déjà des classiques dans le genre.

Blogue

Éditions Alire

Collection Lycanthrope

Editions XYZ

Vael Cat

Si une image vaut mille mots, ses illustrations valent des millions. Parce que son talent est immense, respecté et apprécié. Après tout, la couverture des romans est souvent un critère de sélection. Les auteurs qu’elle a illustrés l’adorent.

L’Ivre-Book (plusieurs des romans furent illustrés par Vael)

Sylvie-Catherine De Vailly

Ma surprise littéraire de l’année 2017. Auteure prolifique et géniale, ses romans sont autant d’aventures intrigantes et fascinantes. Le roman policier à son meilleur.

Facebook

Éditions La semaine

Éditions Trécarré

Anne-Marie Bouthillier

Éditrice et directrice littéraire de la revue Clair/Obscur, elle offre aux écrivains francophones la possibilité de se faire découvrir, de partager leurs idées folles et elle permet aussi aux illustrateurs de se démarquer. Clair/Obscur est un joueur important au Québec en France.

Revue Clair/Obscur

 

Advertisements

Awen de Gaëlle Dupille

Awen - Gaelle DupilleAwen est une nouvelle qu’il ne faut pas, mais vraiment pas lire.

Pourquoi?

Parce que cette dernière risque de vous mener vers un état de confusion avancé, de bouleverser vos illusions et préconceptions au sujet de l’humanité et des apparences. Je m’explique. Awen, c’est une nouvelle de Gaëlle Dupille. La première chose que vous faites, en l’achetant, c’est de découvrir la photographie de l’auteur, une jeune femme jolie et souriante. Vous imaginez donc que ce récit sera gentil et doux. Une telle fille ne peut qu’écrire au sujet de papillons et de fleurs, d’amour millénaire et de prince charmant. Faux. Son sourire angélique n’est qu’une façade pour son âme perverse. J’ai même entendu dire que c’est d’elle que s’inspire le diable pour ses méfaits. Elle possède un doigté glacial laissant sur le clavier son empreinte maléfique. Son désir est de vous guider sur l’étroit sentier qui mène de la folie à la lucidité et elle réussit très bien.

Quoi d’autre? Vous aimez les chats? Ils sont doux, gentils et marrants? Cette histoire décrit la rencontre entre un auteur un peu moche et Awen, une charmante créature féline très particulière. Je vous entends d’ici – « Quelle bonne idée, j’adore les chats »… avec Gaëlle, ce n’est jamais aussi simple. Un chat entre les mains de mademoiselle Dupille, c’est comme une paire de ciseaux entre les mains d’un tueur en série. Faut se méfier.

Donc, si vous aimez les chats et croyez ici lire de la romance, détrompez-vous. Cette histoire, une courte nouvelle, explore deux éléments importants de la vie d’un auteur. Tout d’abord, l’imagination, la provenance du talent énigmatique. Ensuite, le prix à payer pour le succès.

Awen est une histoire sombre, tranchante et qui reflète l’imagination fertile et le talent de son auteur. À conseiller, même pour ceux qui aiment les chats.

Note : 9/10

Liens d’achats : L’Ivre-Book

Site de Gaëlle Dupille

Qu’est-ce que les Fossoyeurs de Rêves ?

Qu’est-ce que les Fossoyeurs de rêves?

Vous avez vu ce nom quelque part? Lu dans ma biographie ou celles de mes amis? Ce nom vous semble un peu hautain? Vous vous demandez bien en quoi il consiste ?

Commençons par la définition officielle d’un collectif d’artistes, puisque les écrivains sont bien entendu des artistes.

Définition de Wikipédia :

« Un collectif d’artistes est un groupe d’artistes travaillant ensemble de leur propre initiative, le plus souvent sous leur propre direction, vers des objectifs communs. »

C’est simple. Cela n’a rien à voir avec une secte religieuse, même si notre idéologie commune ou notre passion presque religieuse pour la littérature nous emmène à prêcher pour la beauté d’une complète liberté d’écriture.

Nous ne sommes pas un groupe d’alcooliques vagabondant la nuit dans les ruelles sombres tout en hurlant notre désespoir et crachant notre venin. Enfin, nous vivons assez loin les uns des autres, sinon qui sait? Mes amis connaissent plusieurs établissements pas trop snob à la bonne bière froide.

Nous ne demandons aucun don d’argent, nous ne vendons que nos livres, ne possédons pas de siège social ou encore de contrat nous retenant prisonniers les uns envers les autres.

Nous sommes une famille. Quatre étrangers avec une passion commune, un bon sens pratique et une volonté de faire partager notre art. Nous croyons au bien fait de la liberté d’expression, en la littérature d’horreur, fantastique, gore et tout ce que les supposés experts au lourd passé classique voient souvent comme de la sous-littérature. Nous avons été réunis par le destin? Le diable? Peut-être. Une chose est certaine, nous nous comprenons dans nos métiers respectifs, dans notre métier d’écrivain et dans nos déboires contre le foutu monde littéraire, une vraie jungle où la justice se fait souvent à l’aide d’amis, de contacts ou encore de fellations dans les ruelles sombres de la capitale.

Nous n’avons pas peur de nous critiquer les uns les autres. C’est en fait le plus grand signe d’amitié que de dire le fond de notre pensée. Nous nous protégeons les uns les autres contre les forces extérieures voulant nous faire taire. Nous étouffer dans la complaisance et l’inutilité. Nous ignorons les académismes et la normalité, parce que cette normalité est une bêtise humaine pour noyer la masse dans l’ignorance.

Notre groupe a subi une épuration, une solidification importante.

Nous aimons lire, écrire et discuter, nous sommes ouverts aux critiques, aux commentaires.

Qui sommes-nous donc?

Romain Billot – Gaëlle Dupille – Jean-Marc Renaudie – Sylvain Johnson.

Y a-t-il un chef dans notre collectif? Un cerveau nous contrôlant? Décidant de notre sort? Non, nous sommes des égaux, des frères et sœurs, une famille unie.

Vous voulez connaître nos écrits? Nous envoyer un message? Facile, voici notre page Facebook et nos pages individuelles.

Mais attention, toute visite est à vos risques et périls.
Merci à nos lecteurs et aux autres.

Liens utiles :
Page Facebook des Fossoyeurs
Page Web des Fossoyeurs

Jean-Marc Renaudie (John Steelwood)

11224817_1006732299371392_442839808208055277_n

Gaëlle Dupille

Photo 1_edited

Sylvain Johnson

index

 

Romain Billot

Romain Billot

Interview d’un FDR : Gaëlle Dupille

Les Fossoyeurs de rêves est un collectif de jeunes auteurs francophones issus des différents horizons de l’imaginaire : Horreur, Fantastique, Science Fiction, Fantasy, Thriller…

Leurs noms : Romain Billot, Gaëlle Dupille, Sylvain Johnson & John Steelwood…



Aujourd’hui – découvrez l’un d’eux : Gaëlle Dupille.

Photo 1_edited
Photo Crédit : Éric D.

Question 1:

Tu te réincarnes dans la peau d’un autre écrivain… mais attention… pas n’importe qui… tu te réincarnes en Stephenie Meyer. Les seules histoires que tu es capable d’écrire mettent en scène des vampires homosexuels et risibles. Que fais-tu?

Réponse:

Je profite honteusement des fans de ce genre de littérature et j’en rédige 20 tomes pour devenir riche avant de mettre fin à mes jours en me plantant un pieu dans le cœur, honteuse et consciente d’avoir détruit en partie la crédibilité du monde fantastique…

Question 2:

Imagine une mort pour chacun des autres membres des Fossoyeurs. Décris cette mort en détail… parce qu’on est sadique.

Réponse:

Sylvain, à toi l’honneur. 
Pour faire taire les ronflements de Sylvain durant une sieste improvisée sur son canapé, alors qu’il lisait un roman à mourir d’ennui, son fils, âgé de 3 ans, introduisit l’un de ses jouets de bain en mousse dans sa bouche. En se réveillant en sursaut, gêné dans sa respiration, c’est l’horreur : Sylvain avale l’objet, qui se bloque dans sa gorge et meurt étouffé, secoué d’horribles convulsions, se débattant dans le vide. La dernière chose qu’il verra avant de mourir, le visage bleuit et les yeux orbités par l’absence d’oxygène? La fin du chapitre 1 d’une histoire d’amour entre un humain et une femme réincarnée en lampe halogène à cause d’un maléfice, accompagnée d’une couverture si médiocre et niaise qu’elle lui donne envie d’abréger ses souffrances avec le couteau à beurre qui est sur sa table basse…

Romain
Un soir, Romain trouva un chat noir abandonné devant chez lui. L’animal, en bonne santé bien que sentant l’alcool à plein nez, portait un collier en cuir clouté. Grand amoureux des chats, il décida sans hésiter de le recueillir et de le faire entrer chez lui. Pas de chance : le chat était un humano-gothique et, lorsqu’il reprit forme humaine, le poignarda sauvagement dans le dos, comme avaient l’habitude de le faire les créatures de son étrange espèce. La plaie béante provoquée par le poignard, terriblement douloureuse, était si profonde qu’elle laissait apparaître sa colonne vertébrale. Lorsque Romain tomba à terre, l’humano-gothique saisit une paille pliante en métal dissimulée dans son collier et la planta dans le crâne de sa victime d’un coup sec. Il aspira alors sa cervelle afin de lui dérober ses futures idées, car l’homme-chat était auteur médiocre, incapable de créer lui-même des histoires intéressantes. Mais Romain avait rapidement démasqué l’intrus à cause du gel sur sa tête qui l’avait trahi, produit destiné à permettre aux humano-gothiques de changer d’apparence. Avant de rendre son dernier souffle sur le sol de sa cuisine, dans une mare de sang chaud et visqueux, il croqua une capsule contenant de l’eau bénite qu’il conservait sur lui. La créature satanique, contaminée par la capsule en absorbant le cerveau de Romain, fut instantanément empoisonnée et mourut à son tour dans d’horribles souffrances avec de partir en fumée.

John
Une nuit de pleine lune, John se rendit chez une éditrice, car il avait appris qu’elle n’était pas humaine. Ça expliquait bien des choses… Elle l’ignorait, mais le véritable travail de John n’était pas d’être auteur. C’était d’éliminer tous les extra-terrestres en provenance de la planète Gogol 666 qui avaient infiltré le monde littéraire en essayant de se faire passer pour des humains afin de nous forcer « en douce » à lire LEURS livres calamiteux. Il n’était pas dupe, heureusement. Il arriva discrètement chez elle et passa par la fenêtre avec la ferme intention de la tuer. Elle l’entendit et se défendit à coup de Petit Robert, mais il parvint à lui fendre le crâne d’un coup de hache. Manque de bol, les nombreuses abeilles qui vivaient dans la tête de l’éditrice extra-terrestre se jetèrent sur John et le dévorèrent vivant, arrachant de larges lambeaux de chair avec leurs crocs acérés. Pas de bol, c’était bien tenté, pourtant…

Question 3:

Préférais-tu rester belle et te faire constamment draguer ou encore devenir laide et avoir la paix?

Réponse:

Je vais répondre à ta question très honnêtement : je préfèrerais être jolie et envoyer vertement balader les importuns plutôt que d’être disgraciée. Dire le contraire serait un ÉNORME mensonge! J’ai été pendant longtemps une adolescente très laide, je sais donc de quoi je parle!
La beauté intérieure est évidemment importante, mais dans un monde de plus en plus superficiel où l’apparence prime sur tout, un physique avantageux permet tout de même de mieux s’intégrer dans la société. C’est statistiquement prouvé et… c’est moche, je sais… mais c’est vrai.

Question 4:

On veut une anecdote embarrassante à ton sujet?

Réponse:

L’an dernier, j’ai acheté des leggins noirs très jolis et confortables chez Aldo, au centre Eaton de Montréal. J’étais toute fière de mon achat et je les ai portés assez fréquemment parce qu’ils étaient si confortables. J’ai remarqué qu’à chaque fois que je les mettais, j’attirais les regards de manière un peu insistante et je ne comprenais pas trop pourquoi. J’ai réalisé pour quelle raison lorsqu’un ami m’a prise en photo de dos : je ne pouvais pas le voir, mais la maille était si transparente derrière qu’on voyait tous mes sous-vêtements… et mes fesses… Bonjour la honte!

Question 5:

Quel est le premier paragraphe du roman sur ta vie? En passant ton éditeur veut vendre des millions de copies, alors choque-nous!

Réponse:

Gaëlle Dupille n’a jamais existé. Les lecteurs des Fossoyeurs de Rêves furent choqués, lorsque Romain, Sylvain et John révélèrent qu’ils l’avaient inventée pour publier sous son nom les histoires à l’eau de rose qu’ils avaient trop honte de publier sous leurs propres identités. Facile de prendre des photos au hasard et de les truquer avec un logiciel pour faire croire à son existence. Un faux compte Facebook, un faux compte Twitter et le tour était joué. Tout dérapa lorsque, durant un festival littéraire en Auvergne, la perruque que portait Sylvain afin de se faire passer pour Gaëlle se détacha à cause d’un coup de vent durant une séance de dédicace. Leur terrible supercherie fut démasquée et la foule en colère proposa de les brûler immédiatement en place publique pour les punir de ce mensonge. Soudain, Gaëlle apparut. Comment cela était-il possible, puisqu’elle n’existait pas? Quelques jours auparavant, John, frappé par la foudre après avoir vu la série Real Humans avait eu « un éclair » de génie : il avait bricolé dans son garage un androïde ressemblant à Gaëlle. Romain, après avoir fait appel à de puissantes entités mexicaines lors d’une impressionnante cérémonie chamanique, avait réussi à lui donner une conscience. Sylvain, as de l’informatique, était parvenu à programmer son esprit avec toutes les fausses données existant à son sujet. Cet être robotique demanda la clémence de la foule envers ses amis. Émus par sa requête, ils les laissèrent s’en aller. Après la fin du festival littéraire, un problème se posa. L’androïde Gaëlle nécessitait 8 litres de whisky écossais par jour pour fonctionner. C’était beaucoup trop et coûterait trop cher. Ils décidèrent donc de s’en débarrasser. Ils la découpèrent en morceaux et la revendirent au poids à un ferrailleur bulgare, installé près d’une autoroute pour s’acheter une bonne bouteille de Saint-Emilion avec l’argent récupéré.
Cette histoire est authentique et vous n’avez aucune raison d’en douter.

Question de l’ami des Fossoyeurs – Atef Attia : (Merci camarade pour la question)

Gaëlle : Je sais qu’un jour tu as eu une idée de roman mettant une scène une petite bourgade qui devient prisonnière d’un mystérieux dôme. Manque de bol un obscur auteur américain t’a pris de court. Ma question : Quelle a été ta réaction lorsque tu as lu « ‘Under the Dôme »’ et quelles précautions prends-tu pour que les Ricains ne pompent plus tes idées?

Réponse :

Et oui Atef, tu connais cette terrible anecdote… Lorsque j’ai appris l’existence du roman, j’ai cru qu’il s’agissait d’une blague, parce que la personne qui m’en a parlé [ma mère!] était au courant du rêve qui m’avait inspiré cette idée et savait que j’allais débuter la rédaction de mon histoire sous peu…
Lorsque j’ai compris que ce n’était pas un canular, j’ai vraiment eu un choc. Le choc s’est amplifié quand j’ai débuté la lecture de ce roman, où les personnages sont bien différents de ceux que j’avais imaginé, mais plusieurs situations y étaient identiques… Je ne suis pas rancunière envers cet auteur qui a « volé mes pensées » puisque j’ai récemment acheté aussi la version originale de Under the Dome [mais je lui en veux toujours un peu, quand même!].
Maintenant, j’ai LA solution pour éviter que les méchants écrivains US me piquent mes idées : je porte un chapeau en aluminium lorsque je dors pour éviter que leurs machines ultras sophistiquées ne captent mes meilleurs rêves! 😉
Plus sérieusement, dès que je tiens un bon sujet de roman, j’évite de jouer à la flemmarde et je le débute sur le champ au lieu d’attendre 10 ans pour m’y mettre! C’est ce que je viens de faire il y a quelques jours. On n’est jamais trop prudent… SK, je t’ai à l’œil!

Site des Fossoyeurs de Rêves

Site de Gaëlle Dupille

Site de l’Ivre-Book

Site d’Atef Attia

ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn

la-compassion-de-cthulhuLa compassion de Cthulhu de Yves-Daniel Crouzet

Résumé :

Les plus sinistres horreurs ne se cachent pas toujours au cœur de grandes et froides métropoles. Certaines îles soi-disant paradisiaques dissimulent des abominations bien plus grandes encore! Bienvenu en Martinique, l’île de toutes les terreurs!

Commentaire :

Voici une très bonne nouvelle du genre. De quel genre me demandez-vous? De ce genre morbide qu’aurait grandement apprécié l’ami Lovecraft. Nous plongeons ici dans le mythe de cette chose tentaculaire exceptionnelle qui n’a plus besoin de présentation.
Faut pas se tromper, ce n’est pas la « Petite maison dans la prairie » que vous lirez ici, mais plutôt un récit de survie, sombre à souhait, et qui nous est présenté avec une narration captivante. L’auteur utilise un langage agréable, des descriptions très vives.
Préparez-vous à faire face à une créature hideuse et légendaire. Ce récit s’ajoute aux autres textes de cette magnifique série qui ne cesse de m’étonner.

Ma note : 8.5/10

Boutique pour l’achat de cette nouvelle.

 

couv-cthulhu-d-miserqueLe candidat de David Miserque

Résumé :

Tous les sondages le donnaient gagnant à la Présidentielle avant que la maladie ne brise son ascension. Mais quand on a soif de pouvoir et plus rien à perdre, on est prêt à tous les sacrifices. Une mystérieuse clinique, la clinique Howard, prend contact et lui promet un traitement miraculeux.
Il en ressortira guéri et… légèrement changé.

Commentaire :

Voici une très solide nouvelle fantastique. Le style utilisé est convaincant, réaliste et troublant. Je me suis laissé pris au piège de cette histoire, par son intrigue de candidat présidentielle. Par les rouages politiques d’un grand homme, on s’enfonce dans les méandres de la folie née d’un espoir fou. L’espoir de changer l’impossible destin.
Je retrouve ici une bonne utilisation du mythe de notre cher Lovecraft, incorporer des idées anciennes dans un texte moderne sans échouer est un bon succès littéraire.
La fin est non seulement inquiétante, elle vous fera réfléchir aux prochaines élections.

Ma note : 8.5/10

Boutique L’ivre-Book pour l’achat.

 

indexLe magicien de Gaëlle Dupille.

Résumé :

Londres, 1933. Mortimer Sax n’a qu’un rêve : égaler le talent de son idole, le magicien Simon Balthazar, mystérieusement disparu 10 ans plus tôt. Aussi, lorsque Mortimer décroche un emploi de prestidigitateur au cabaret le Craft, où le Grand Balthazar connut la gloire, il pense avoir atteint son ambition. Sa rencontre avec Nina, la belle acrobate, une incroyable découverte dans l’un des murs de la chambre qu’il occupe au Craft et l’apparition régulière d’une effrayante créature dans ses rêves vont lentement changer sa vie. Peu à peu, le magicien timide et complexé va prendre de l’assurance et connaître la gloire avant de sombrer peu à peu dans la folie.

Commentaire :

J’ai vraisemblablement gardé le meilleur pour la fin. Gaëlle Dupille nous présente ici un texte qui démontre très bien qu’elle gagne en assurance et en maturité littéraire à chaque nouveau texte. Ses mots justes, ses expressions solides et son talent à toute épreuve nous préparent à un récit des plus troublantes.
L’ambiance dans laquelle nous sommes conviés, au début du siècle, est très bien rendue et il ne faut pas négliger les descriptions étonnamment précises. C’est tout un tableau qu’on nous dresse, ma question est de savoir si l’auteur a voyagé dans le temps afin d’y recueillir les détails savoureux de l’époque.
L’intrigue est fidèle au thème de la collection, c’est notre ami aux multiples tentacules qui viendra nous visiter, avec une familiarité qui vous surprendra. La montée du suspense vous forcera à poursuivre votre lecture et nous remercions Gaëlle de ne pas en avoir fait une brique de 1000 pages. Trop d’enfants auraient été négligés, des maris délaissés, des femmes esseulées au profit de la lecture enivrante.
Le magicien est une histoire d’amour, de regret, de convoitise, d’oubli et un drame humain percutant.

Ma note : 9/10

Pour faire l’achat de la nouvelle.

llllll

 

Les auteurs de SFFFH francophones ont du talent !

Gaëlle Dupille, Fondatrice de l’Invasion des Grenouilles vous présente :

Les auteurs de SFFFH francophones ont du talent !

Du 1er novembre au 1er décembre, je propose à tous les auteurs de SFFFH (science-fiction/fantastique/fantasy/horreur) francophones qui le souhaitent de poster sur leurs blogs et sites Internet l’extrait d’un roman, novella ou nouvelle dont ils sont les auteurs et qu’ils souhaitent faire découvrir à leurs lecteurs.

Inscrivez-vous ici-même en tant qu’auteur ou lecteur et laissez dès le 1er novembre un lien vers le blog, site ou page comportant l’extrait que vous souhaitez faire découvrir.

Afin de montrer que vous participez, il suffira d’apposer sur votre blog/site Internet (ou page Facebook, ou même encore sur ces 3 médias !) le logo « Du 1er novembre au 1er décembre, je participe à l’opération les auteurs de SFFFH francophones ont du talent » (voir ci-dessous), puis, de copier l’extrait choisi de votre roman/nouvelle, d’une longueur d’environ 7000 à 15 000 caractères (espaces comprises).

A la fin de l’extrait, ajoutez un lien vers le site marchand de votre éditeur ou d’une librairie afin que les lecteurs puissent directement acheter votre roman/novella/recueil, s’ils sont conquis.

Si vous êtes édité, n’oubliez pas de contacter votre éditeur afin de lui demander l’autorisation de publier votre long extrait.

Voici une belle manière pour les auteurs de SFFFH francophones (déjà publiés ou non) de prouver qu’ils ont du talent !

 

Visitez la page Facebook de l’événement :

Les auteurs de SFFFH francophones ont du talent !

L’Invasion des Grenouilles

 

 

La Main du Diable et autres contes macabres de Gaëlle Dupille.

main-du-diable-copie

 

Avant d’amorcer la lecture des textes de Gaëlle Dupille, il faut un peu mieux comprendre qui est cette auteure fantastique. Membre des Fossoyeurs de Rêves (une bande d’écrivains détraqués et sérieusement malades qui ne devraient pas être en liberté), elle est aussi éditrice, correctrice, traductrice, voyageuse et la liste est presque sans fin.

Ceux qui la croisent ou voient sa photographie peuvent s’imaginer que parce qu’elle est jolie, elle aime les fleurs, les poupées, les licornes multicolores et qu’elle est douce et gentille, pure et innocente.

Peut-être bien, mais lorsque vous la croisez ou que vous discutez avec elle, il y a un endroit dans son esprit tordu où elle se demande quelle mort atroce pourrait vous convenir. Un endroit où elle analyse les différentes tragédies qui pourraient survenir dans votre quotidien. Elle ouvre sa conscience à la nature humaine, à la perversion et l’horreur qui gît en chacun de nous.

Et c’est cette capacité à creuser l’esprit humain pour nourrir l’imagination d’immondices innommables qui fait de Gaëlle une bonne écrivaine. Ses idées sont comme des moustiques qui vous tournent autour… ils dérangent, mais vous n’arrivez plus à les éloigner, les chasser.

Le recueil « La Main du Daible… » est son nouveau projet. Trois histoires assez différentes les unes les autres, mais avec un point en commun : l’intrusion du fantastique dans la vie des personnages. Il ne faut pas sous-estimer la volonté de l’auteur de vous surprendre, de vous convier à des situations mystérieuses et parfois troublantes.

Pour la nouvelle littéraire au titre « La Main du Diable », nous retrouvons une ambiance digne de l’époque tumultueuse de la petite communauté américaine de Salem, où de malheureuses jeunes femmes se sont retrouvées brûlées vivantes sur la place publique. Un texte assez sombre qui traite de la faiblesse humaine, de son désir constant d’acquérir des pouvoirs qu’il ne peut contrôler. C’est une descente aux enfers, le voyage d’un homme dans les méandres de la folie. Ce récit en est un purement fantastique, bien écrit et dont l’ambiance morbide souligne la tragédie humaine dans toute sa splendeur.

La deuxième histoire s’intitule « La poupée ». Avec les enfants, les poupées sont probablement les êtres les plus détestables, effrayants et méprisables que le cinéma et la littérature nous ont donnés. Qui n’a jamais senti le regard vitreux d’une de ces cochonneries bouger lors d’un déplacement, qui n’a jamais entendu un murmure, détecté un mouvement imprécis? Dans la poupée, c’est un suspense surnaturel qui vous attend, écrit avec un rythme endiablé et une détermination sans fin. L’auteur veut vous troubler et elle réussit son pari. Comme toujours, Gaëlle ne fait pas que nous présenter un phénomène, elle nous l’explique et va à la source. Une histoire à lire au cœur de la nuit, dans le lit et avec la lampe éteinte (Luminosité de l’écran de la tablette au minimum).

La troisième histoire est ma préférée. « L’homme en noir ». L’intrigue qui nous attend dans ce récit des plus mystérieux saura vous surprendre. Une femme en proie à un mal étrange, des symptômes inexpliqués et qu’elle seule peut ressentir. Elle rencontre un autre homme comme elle et ensemble ils chercheront à percer le mystère de leur état. Est-ce des hallucinations collectives? Un rêve? Une expérience scientifique dont ils sont les sujets? Non, ce serait trop facile et il ne faut pas chercher à prévoir le dénouement, il faut lire. Avec des thèmes obscurs, des images vives et des personnages en détresses, c’est une nouvelle qui ferait un très bon film. La fin est délicieuse à souhait.

Deux précieux conseils :

  1. Procurez-vous le recueil « La Main du Diable et autres contes macabres ».
  2. La prochaine fois que vous croiserez une jolie femme, demandez-vous quelles atrocités vous lui inspirez… quelle mort elle imagine et quelle torture lui donne ce sourire que vous croyez vous être destiné!

Ma note : 8/10

Liens utiles :