Shining à Nancy (Lorraine)

Cosmogonie d'une vie

Une exposition sur le Shining de Stanley Kubrick a lieu du 17 au 25 février 2018 au Centre Culturel Georges Pomp It Up à Nancy (CCGP – 115, Rue Gabriel-Mouilleron)

Vous y découvrirez le travail de Mr Kitsh.

Elle sera ouverte tous les jours de 14h00 à 18h00

Entrée libre

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Dossier 1 : « Le Tueur des Rails »

Sylvain JOHNSON

Dossier « Le Tueur des Rails » est un texte explicatif destiné à vous faire découvrir le premier tome de ma série. Il a déjà été publié sur un défunt site destiné à la ville de Montréal.

Bienvenue dans mon univers !

Dossier 1 : « Le Tueur des Rails »

Je suis né à l’hôpital Saint-Luc de Montréal en la glorieuse année 1973. Le film Kamouraska basée sur le Roman d’Anne Hébert prend l’affiche, Pink Floyd présente « Dark side of the moon » en concert pour la première fois au Québec et CKRL-FM devient une réalité. Elle serait la première radio communautaire francophone dans le monde.

Quelques années plus tard, ma famille déménage à Laval, puis dans le village de Sainte-Thècle en Mauricie. Toutefois, malgré ces déménagements, les nouveaux paysages à explorer, je n’ai jamais cessé d’être un Montréalais. Mon cœur était resté quelque part entre le Mont-Royal verdoyant, le…

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Un bien triste miroir !

170px-Igualtat_de_sexes.svgVous savez, je suis écrivain et on dit souvent que les artistes en général sont le reflet, le miroir de notre société. Il y a des mouvements littéraires, des thèmes cinématographiques ou des sujets qui atteignent le monde artistique par vague. Il y a quelque temps, tout tournait autour des catastrophes climatiques. On a aussi des vagues de sujets historiques, politiques. Comme si les créateurs formaient un front commun afin de présenter ce que notre société devient. C’est normal, nous sommes inondés par la télévision, les médias sociaux, les journaux et tout le reste. On nous assomme avec des histoires impossibles, des récits troublants, des nouvelles plus folles les unes que les autres.

Cela dit, je me suis questionné sur mon écriture. Sur mes sujets, mes thèmes. Si on dit que les écrivains sont les miroirs de notre société, alors je suis inquiet. Troublé, même. Pourquoi? Peut-être parce que les choses n’ont pas vraiment changés. Nous n’avons pas vraiment évolué depuis l’ère des cavernes et des hommes préhistoriques. Oui, nous avons la technologie, le savoir, la capacité de parler, d’écrire, de voyager dans l’espace, d’explorer le fond des océans, de guérir des maladies qui décimaient des civilisations. Mais honnêtement, nous sommes les mêmes. Sauf que nous avons trouvé le moyen de nous convaincre de notre avancement et de notre modernisation.

C’est une connerie. L’emballage est peut-être plus élégant, mais le contenu est le même.

Les hommes dominent, en raison de leurs salaires plus élevés, leurs positions sociales et politiques, leurs rôles qu’on met de l’avant au détriment des femmes. Nous en sommes encore à cet âge primitif où le plus fort, le plus violent pouvait choisir la meilleure femelle afin de copuler et dominer la tribu. La preuve? Il suffit de voir ce qui se passe à Hollywood, à Washington, et à peu près dans toutes les capitales des grands pays de ce monde. On retrouve des idiots pleins aux as qui s’imaginent au-dessus de la loi, qui croient sincèrement pouvoir faire ce qu’ils veulent. Et le peuple ignorant qui les idolâtre, les enrichit et leur offre la clé de leurs rêves les plus fous.

Pas besoin d’aller à Hollywood pour constater la dominance mâle et la folie de cette race qui n’a jamais évolué. Bon, je généralise, mais quand même! Je suis convaincu que la plupart des femmes qui liront ce texte, sinon toutes, pourraient raconter des histoires de harcèlements dont elles ont été victimes. Quand on s’y attarde, c’est énorme. C’est impensable, c’est complètement fou.

Pourquoi ai-je pensé à cela? En raison de mes écrits. Oui, j’écris de l’horreur, du fantastique, du polar. Dans mes récits, il y a de la violence, de la mort, des viols et des actes barbares. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à écrire sur de tels sujets, les bibliothèques et librairies débordent de romans du genre.

Si l’on devait me demander pourquoi j’écris ce genre de chose, il me serait impossible de répondre. Pourquoi ne pas pondre de beaux romans gentils et doux, des romances, des récits historiques de chevaleries?

J’en suis incapable et c’est peut-être là notre problème. Les écrivains reflètent les actions de notre civilisation. Les histoires d’horreurs ne manquent pas, je crois qu’elles nous fascinent parce qu’elles nous sont inconcevables. Comment un être humain peut-il perpétrer des actes aussi ignobles? En même temps, ces choses se déroulent au quotidien, partout dans le monde. Des actes gratuits, violents, horribles.

Plus près de nous, il faut enfin réaliser l’écart entre l’homme et la femme. Comment élever une petite fille en lui faisant comprendre que sa beauté sera une malédiction, que les hommes chercheront à la profaner, qu’elle devra vivre avec le viol, le harcèlement et la constante attention des mâles? Que lui dire si elle ne grandit pas en correspondant aux critères irréalistes d’un monde où la sexualité est dominante et où elle doit avoir l’air d’une gamine de 12 ans toute sa vie pour satisfaire les plaisirs de quelques pervers?

Je me demande souvent qui établit ces critères de beauté ?

Une chose est certaine, c’est qu’en tant qu’écrivain, je suis conscient de mon rôle. J’offre au lecteur à la fois un récit de fiction, mais aussi un reflet imparfait de notre monde. De notre race. Je ne suis pas violent, je ne ferais pas de mal à une mouche (sauf si on touche à ma famille). Écrire des horreurs ne fait pas de moi un être ignoble. Un monstre.

Une chose est certaine, et je crois que tous mes amis écrivains seront d’accord, il y a beaucoup de chemin à faire pour le respect et l’égalité des sexes. Pour que la femme puisse vivre en paix dans un monde de prédateurs.

Ce que nous pouvons faire, aujourd’hui, c’est de respecter les femmes, leur offrir notre support et, très important, ne pas rester silencieux devant le harcèlement. Ne pas fermer les yeux. La violence conjugale, le viol, l’intimidation sont des réalités bien tristes.

J’écris des histoires tristes et macabres, mais ce n’est que le reflet de ce qui me trouble, me hante, me dérange dans notre monde. Je ne m’excuserais pas pour mes textes, parce qu’ils ne sont que des écrits de fictions inspirés de notre réalité. Mais ce qui importe, ce sont nos actions dans la vraie vie, dans notre quotidien. Des gestes parfois gratuits qui blessent.

Découvrez ces quelques sites où vous pouvez obtenir de l’aide ou encore aider des personnes de votre connaissance. C’est important et essentiel.

http://lasejournelle.ca/

http://www.assistanceauxfemmes.ca/

http://www.sosviolenceconjugale.ca/

http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-violences-conjugales.html