L’aventure ne fait que commencer !

L’aventure ne fait que commencer!

Dès cet automne, retrouvez mes deux romans :

« L’Esprit des Glaces » et « Le Tueur des Rails »

En versions numériques dans le catalogue de l’IVRE BOOK. C’est une chance en or de découvrir les deux séries que j’ai créé et qui n’étaient pour l’instant que des romans solitaires. L’aventure se poursuit et mes personnages vous attendent. Restez à l’affût pour les dates officielles de sorties.

L’IVRE BOOK reconnait le potentiel de ces deux séries fantastiques et c’est donc avec plaisir que je fais l’annonce de suites qui verront le jour dans les mois à venir.

Merci à Lilian Rondeau qui permet la relance des mythes de Sheridan, le tueur en série qui parcourt les rails et l’Esprit des glaces, sur sa montagne enneigée.

Merci aux lecteurs passés, présents et futurs.

 

L'IVRE BOOK

Concours Parlons Livres et Sylvain Johnson

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Je suis fier de m’associer à la merveilleuse équipe de Parlons Livres pour la sortie de la deuxième édition de son Magazine en ligne. Dans lequel vous trouverez des chroniques, des commentaires, des suggestions et des idées cadeaux pour tous.

Nous vous présentons un concours tout ce qu’il y a de plus facile.

Mais faite vite ! Ce concours ne dure qu’un mois – le tirage s’effectuera le 31 juillet 2014.

Vous n’êtes pas obligé de manger des vers de terre, de ramper dans la boue, de sauter d’un avion en feu tout en lisant des versets de la Bible en latin. Nous ne vous demandons pas de survivre complètement nu en forêt pendant 1 mois en bouffant des racines et en buvant votre urine.

C’est beaucoup plus facile et humain, quelques questions et le tour est joué!

Les prix? Deux copies (de votre choix) de mes romans fantastiques avec une dédicace personnelle.
Pour plus de détail, consulter le site de Parlons livres et le Magazine en ligne.

Bonne chance à tous!

Venez nombreux et faites circuler.
Merci.

Le concours – Règlements et participation.

 

424889_330935990282597_311441892232007_981460_131700262_aLe Tueur Des Rails

L’Esprit des Glaces – Une Suite Bientôt Disponible !

Je suis heureux de vous annoncer que la suite tant attendue du roman fantastique « L’Esprit des Glaces » sera publiée chez l’éditeur l’Ivre-book.

Intitulé « Le Serviteur Des Glaces » ce roman poursuivra l’aventure là où le premier tome s’est terminé.

Restez aux aguets pour de plus amples informations et une date de sortie.

Entretemps, vous pouvez toujours vous procurer le premier tome en format papier ou numérique. Question d’être prêt pour l’étonnante suite !!!

Visitez aussi régulièrement le site de mon nouvel éditeur pour des nouvelles ou encore mieux, pour faire des achats. les prix raisonnables et la grande sélection de romans de qualités saura vous séduire. → L’Ivre-Book

 

Pour faire l’achat du premier tome – L’Esprit des Glaces – voici quelques suggestions.

Québec ( Papier et numérique)

France ( Numérique )

 

Le premier chapitre du roman : L’esprit des glaces

 

Première partie

Walter

 

Chapitre 1

 

           Mon nom est Walter Johnson et la vie m’a souri dès l’instant où j’ai ouvert les yeux, le premier mars 1938. J’ai fait mon éducation dans les plus grands collèges et universités au pays. J’ai voyagé à travers le monde, futur héritier d’une immense fortune familiale. Je considère avoir été un enfant heureux, un adolescent comblé et un jeune homme incroyablement talentueux. Du moins dans le domaine des finances.

            Mon histoire commence réellement au cœur du mois de février 1972, alors que je fréquentais une jeune femme depuis près d’un an. La semaine précédente, je l’avais demandée en mariage, proposition qu’elle s’était empressée d’accepter, émue et en larmes.

            Alexandra était une jeune femme exceptionnelle. Bien que je fusse de seize ans son aîné, elle m’avait appris à aimer, m’avait enseigné le respect et l’abandon. Jamais une aussi belle créature n’avait foulé le sol de cette humble planète, j’en étais sûr, et les années n’ont rien changé à cela. Il ne faisait aucun doute qu’elle avait été façonnée par Dieu lui-même, avec un souci de perfection inégalé.

            J’avais fréquenté une pléiade de modèles, d’actrices et je visitais les soirées mondaines où le choix de partenaires, pour quelqu’un comme moi, ne manquait pas. Mais Alexandra était exceptionnelle, unique. Sa beauté n’était que la pointe de l’iceberg, parce qu’elle était aussi intelligente, généreuse, amusante, intense et intègre. Nous vivions un rêve. Je vivais le rêve.

            Je ne passais pas une seconde  de mes jours ou de mes nuits loin d’elle. J’étais incapable de me séparer de cette compagne parfaite que la vie m’avait offerte. C’était ironique, parce qu’avant elle je n’avais jamais cru à l’amour et avais maintes fois critiqué des amis ou connaissances dans des situations semblables.

            Je ne voudrais pas m’étendre inutilement sur la force de ce qui nous unissait et sur la beauté de notre union. Qu’il me suffise de dire qu’elle était toute ma vie et que plus rien d’autre ne comptait. L’argent, la célébrité et le contrôle de la fortune familiale n’étaient plus désormais que des détails, des éléments du quotidien qu’elle surpassait amplement.

            Nous avions décidé de quitter notre résidence de Détroit, en ce mois de février glacial, afin de nous rendre à New York. J’avais quelques affaires à y régler et Alexandra, naturellement, m’accompagnait. Une célèbre comédie musicale y était donnée, à laquelle elle pourrait assister.

            À cette époque, mon avion privé était un petit Cessna acheté à fort prix et qui avait la réputation d’être le meilleur sur le marché. L’appareil pouvait transporter six passagers et deux membres d’équipage. J’en étais très fier. Pour en prendre les commandes, j’avais engagé un pilote de grande expérience, retraité des vols commerciaux et médaillé de la Deuxième Guerre mondiale. À ma disposition jour et nuit, Steve était le type d’homme qui inspire confiance et respect.

            Nous sommes montés à bord très tôt le matin, avec tout juste quelques bagages, heureux et prêts à sabler le champagne. Le vol devait durer quatre heures et les conditions climatiques, malgré le froid intense qui sévissait, étaient idéales pour le voyage.

            Assis du côté gauche, près du hublot, je pouvais voir l’aile de l’avion et le paysage grandiose. Au bout d’un moment, Alexandra s’était blottie contre moi ; les quelques verres d’alcool consommés si tôt l’avaient rendue somnolente. Nous volions depuis deux ou trois heures quand je remarquai que nous ne survolions pas le paysage habituel, mais plutôt une série de montagnes imposantes, entourées d’une végétation dense. Le panorama était d’un blanc immaculé, recouvert de neige. Soucieux de ne pas déranger Alexandra, j’hésitais à me lever et à aller demander au pilote si, pour quelque raison, nous avions changé d’itinéraire : j’avais maintes fois volé et il n’y avait rien là d’exceptionnel.

            Toutefois, après une dizaine de minutes la curiosité l’emporta. Faisant de mon mieux pour éviter de réveiller ma partenaire, je parvins à quitter mon siège et me rendis à la cabine de pilotage. La porte était déverrouillée et le pilote me salua brièvement d’un geste de la main.

– Tout va bien, Steve ?

– Oui, monsieur Johnson. J’ai dût changer l’itinéraire, le temps se gâte à l’ouest.

            Je pouvais voir une sinueuse série de montagnes que des nuages sombres recouvraient en bonne partie. Mais plus loin, le ciel était limpide et d’une clarté éblouissante. Je contemplai le tableau de bord et tous ces instruments dont j’ignorais l’usage. Je questionnai le pilote à nouveau.

– Où sommes-nous ?

– Les montagnes Blanches, au New Hampshire. Je voulais éviter de devoir faire demi-tour.

– Est-ce que c’est une route…comment dire…sécuritaire ?

            Le pilote avait baissé les yeux sur ses instruments, enfoncé une touche et, se passant une main sur le front, pivota dans ma direction. J’avais perçu chez lui une brève hésitation à répondre, perception qu’il s’empressa de dissiper.

– Je n’ai jamais volé dans cette région, mais le climat et parfait, le ciel clair. On m’a donné le feu vert.

            J’approuvais d’un mouvement de la tête. Il m’était difficile d’imaginer tempêtes et turbulences alors que j’observais un ciel aussi beau. Le pilote n’avait pas terminé son explication.

– Ces montagnes, ce n’est rien du tout. J’ai survolé le ciel de Berlin dans un avion à la carlingue trouée de balles, alors qu’on me tirait dessus. J’étais le seul survivant de mon unité et au lieu de faire demi-tour, j’ai continué, ignoré les explosions autour de moi ainsi que le sang qui couvrait mes mains et mon visage.

             Je pouvais sans peine imaginer ce vol datant de la Deuxième Guerre mondiale, Steve m’ayant maintes fois raconté ses exploits.

– Alors si vous voulez savoir, monsieur Johnson, ce vol-ci c’est du gâteau.

            Je n’avais jamais douté de mon pilote, c’était moi qui l’avais engagé en raison de son expérience. Toujours fasciné par la beauté du paysage, je pris une dernière demi-minute afin d’observer le ciel, puis regagnai mon siège, me glissant discrètement à côté d’Alexandra, si belle avec sa longue chevelure blonde sur laquelle la lumière se reflétait par endroits. Elle dormait toujours. Ses yeux perçants, d’un vert émeraude scintillant, étaient pour l’instant clos. Sa peau était lisse et chaude, ses lèvres pleines et rosées, invitantes. J’étais comblé. Levant de nouveau mon regard vers le hublot, je sentis moi-même la fatigue me gagner. L’alcool n’était pas l’unique responsable : nous avions pour habitude de passer la majeure partie de nos nuits à fréquenter bars et clubs privés, ou alors à faire l’amour jusqu’au petit matin. L’intensité de notre relation n’avait pas encore diminué, peut-être même avait-elle plutôt augmenté.

            Je me réjouissais silencieusement du calme de ce vol sans histoire. L’espace d’une seconde, je vis mon reflet sur la vitre du hublot, qui me renvoya l’image d’un homme souriant. Cette vision fut très brève, toutefois, car je vis du coin de l’œil un éclair, une masse filant en sens inverse, rapide comme un projectile.

            L’idée d’un missile m’effleura l’esprit.

            Puis, une fraction de seconde après cette réflexion, un choc puissant secoua l’appareil, suivi aussitôt d’un son sourd et intense qui ressemblait fort à une explosion. La secousse nous bouscula avec une violence inouïe. Au travers du hublot, je regardai en direction de l’aile qui aurait dû se trouver sur la trajectoire de cette chose. Il n’y avait plus d’aile ! Il n’en restait qu’un moignon fumant, sans flammes visibles.

            Mon cœur cessa de battre et mon sang se figea; alors qu’Alexandra remuait et qu’un air de panique se dessinait sur son visage, je sus que nous allions mourir. Cette pensée atroce envahit mon esprit, occultant toute autre réflexion. Reprenant mes sens, j’offris à Alexandra un sourire que j’espérais rassurant.

–   Walter, qu’est-ce qui se passe ?

J’étais incapable de lui répondre. Paralysé, je ne pouvais articuler la moindre phrase. Devant mon silence, elle hurla à nouveau sa question, m’agrippant le bras avec force. L’avion piqua du nez et entama alors une chute horrible – le son de l’appareil plongeant vers le sol était terrifiant, assourdissant. Nous étions violemment secoués en tous sens par les tentatives désespérées du pilote pour le redresser.

      Serrant Alexandra dans mes bras, je voyais s’approcher à une vitesse folle le pic blanc et rocheux d’une montagne vers laquelle nous nous dirigeons tout droit.

      Il n’y avait plus de doute que nous allions nous écraser ; les bagages projetés contre les parois rebondissaient autour de nous, menaçant de nous blesser. Les cris de ma compagne retentissaient alors qu’elle se retenait à moi avec force, la tête enfouie dans mes bras.

      Je hurlai, voulant couvrir le tumulte.

–   Tiens-toi bien !

      Je fermai les yeux. Il n’y avait rien d’autre à faire.

–   Je t’aime Alexandra…

      L’impact fut monumental.

 

 Pour vous procurez la suite :

Visitez le site des librairies indépendantes du Québec : L’Esprit des glaces

Le site des Éditions Porte Bonheur : L’esprit des glaces

 

 

 

Article dans l’infos-dijon – Sylvain Johnson, un romancier canadien amoureux de Dijon

 

Voici l’article de l’infos-dijon du dimanche 18 novembre 2012

C’est une longue histoire entre la capitale des Ducs de Bourgogne, ambassadrice outre-atlantique de la France et le romancier québécois Sylvain Johnson. Primé pour son texte Le Cartel de Dijon lors de l’opération « La Bataille des 10 mots » en mars 2011 puis collaborant avec la rédaction dijonnaise de la revue Freaks Corp., l’auteur travaille aujourd’hui dans un collectif franco-québécois de huit écrivains nommé « Les Fossoyeurs de Rêves ».

Infos-dijon.com : Il y a un peu plus d’un an, vous avez été primé lors de l’opération de « La Bataille des 10 mots », on vous a retrouvé aussi au sommaire de la revue Freaks Corp, deux initiatives créées à Dijon. Une amitié transatlantique est née grâce à Internet avec des artistes bourguignons. D’où vous vient cet amour de la France et de Dijon en particulier ?

Sylvain JOHNSON : « J’ai grandi en entendant parler de la Bourgogne. Dans le petit village québécois où je résidais, une grande partie de l’économie était basée sur le tourisme et en particulier sur la visite de nos cousins français. J’ai donc ainsi pu découvrir avec joie et surprise la culture francophone riche et colorée de la France. J’étais abasourdi par la gentillesse et l’intelligence des gens que je rencontrais. Leurs qualités culinaires ont servi plus d’une fois à remplir mon estomac… Qui n’a jamais gouté de cuisine française n’a jamais bien mangé, je vous le garantis ! La fameuse moutarde de Dijon est un condiment incontournable sur nos tables. La France demeure toujours le centre mondial de la culture francophone et ce fut avec joie que j’ai commencé à lire de plus en plus de livres venant de ce pays que je rêve toujours de visiter. Ma découverte d’une association dijonnaise et de son magazine Freaks Corp., ainsi que le concours des dix mots ont été des éléments essentiels à ma carrière. Freaks Corp. fut une véritable rampe de lancement et je me suis lié d’amitié avec certains des membres de l’organisation ».

Votre roman est une fiction très réaliste… Effectivement, le passage où Thomas se remémore la disparition de son petit frère alors qu’ils jouaient ensemble au bord d’une voie ferrée nous rappelle en France le drame de Montigny lès Metz*.
Connaissiez-vous cette affaire ? Vous inspirez vous des faits divers ?

« C’est la première fois que j’entends parler de cette histoire et cela me donne des frissons juste à y penser. J’espère que cette énigme sera résolue dans un futur proche et que les familles trouveront les réponses qu’ils cherchent pour vivre leur deuil en paix.
Je ne m’inspire pas consciemment de faits divers ou réels, ce sont des images mentales ou des évènements que j’imagine qui remplissent mes romans. Des scénarios qui prennent naissance dans mon esprit malade ».

Dans Le Tueur des Rails, vous avez un regard critique sur la société actuelle. Une scène qui se déroule dans un bar de nuit est particulièrement savoureuse : « Il y avait beaucoup de jeunes femmes dévoilant leurs attributs, entourées d’hommes salivant et participant à cette loterie humaine, dans l’espoir de remporter le gros lot sexuel » (p.26). La suite est encore plus éloquente quant à la bestialité de l’homme.
Pensez-vous que l’homme est un animal comme les autres ?

« Pour être franc, je crois que l’homme est le plus bas échelon dans l’éventail des créatures vivantes. Il suffit de voir ce que nous sommes en train de faire à ce monde d’une beauté incroyable. Depuis la nuit des temps, nous envahissons des territoires, éliminons des populations entières pour notre profit. Regardez ce que nous avons fait aux indigènes vivants dans les Amériques, l’esclavage des gens de couleurs et les conséquences du troisième Reich. Nous avons cette manie de convoiter, d’abuser ou de détruire tout ce qui est beau. Observez aussi ce qui se passe avec les populations animales de certaines régions qu’on qualifie d’indésirables, comme les loups. Des méthodes barbares d’éliminations afin de préserver quoi? Un territoire qu’on leur a pris de force?
Oui, nous sommes une race horrible, mais disons qu’il y a de l’espoir ».

 
«J’ai vécu des moments
difficiles que je préfère oublier»


Dans votre roman, le lecteur a l’impression constante de marcher sur un fil… cet effet est du a son incapacité à s’attacher aux personnages principaux : Thomas étant à la fois victime et prédateur, Lilly trop borderline et agissant de manière souvent dangereuse. Du coup, cette instabilité renforce l’intégrité du tueur en série aux yeux du lecteur. Une conséquence voulue n’est-ce pas ?
Et vous, si vous étiez un de vos personnages, lequel seriez vous et pourquoi ?

« En effet, même si Thomas et Lilly sont au début les victimes dans cette histoire et le tueur des rails un monstre crapuleux, on découvre à mesure qu’on avance dans le récit qu’il existe des zones d’ombres où les personnages évoluent. Des zones où ils sont à la fois bons et mauvais, troublés et normaux. Je ne crois pas aux personnages tout blancs ou tout noirs comme dans les histoires de Disney.
Il ne fait aucun doute dans mon esprit que Sheridan, le tueur des rails, est le véritable héros de cette histoire, l’élément qui connecte Lilly et Thomas. Sans lui, cette histoire n’existerait pas.
Malheureusement, si j’étais un de mes personnages (Dieu m’en préserve), je serais Thomas. J’ai vécu des moments difficiles que je préfère oublier. L’écriture m’a sauvé, comme la vérité au sujet de son petit frère sauvera Thomas ».

 

Beaucoup de français s’étonnent quand ils reviennent de votre beau pays, de l’indépendance des femmes québécoises. On retrouve cette évolution rapide de la condition féminine dans Le Tueur des Rails. On note la différence entre la mère de Thomas, une femme au foyer complètement aliénée par son mari, et Lilly qui veut « n’avoir plus jamais à se reposer sur d’autres pour assurer sa subsistance » (p.72). Alors l’égalité Homme-Femme au Québec, un mythe ou une réalité ?

« En tant que peuple, les Québécois ont fait beaucoup de chemin depuis les années soixante-dix. Depuis que nous nous sommes libérés de l’étau catholique qui contrôlait presque tout. Les femmes se sont libérées, mais c’est toujours un monde d’homme. L’inégalité des salaires en est la preuve. La perception erronée que c’est à la femme de s’occuper des taches ménagères et d’être une bonne petite servante est toujours là. En particulier chez les quarante ans et plus.
Les jeunes femmes sont plus libres, mais la société américaine qui sert souvent de modèle nous écrase avec l’image de la femme Barbie à la sexualité essentielle. Le sexe vend et avec ce sexe, c’est la dégradation de l’identité féminine. La femme devient un objet, il faut maigrir à en être malade, suivre une mode malsaine et plaire aux hommes.
Parfois, on se croirait à l’âge médiéval ! ».

 

Votre second roman L’Esprit des Glaces vient de sortir, comment avez-vous aborder son écriture ?

« J’ai écrit une première version de l’Esprit des glaces il y a plusieurs années. Je l’ai ensuite abandonnée. Cette version antérieure est vraiment différente du roman actuel. Il m’a fallu deux autres réécritures presque complètes pour être satisfait. Ce fut un long travail d’écriture, s’étalant sur au moins quatre ans. Mais j’en suis très fier. Et mon éditeur m’a grandement aidé de ses conseils ».

 
«Le mal existe et nous
le côtoyons tous les jours»


On retrouve dans vos deux romans l’idée d’un Mal absolu, ancestral et insidieux. Il se transmet à travers les âges ou à travers « la mémoire du tueur » (p.137) La seule manière d’échapper à son contrôle semble être une forme d’acceptation voir de soumission à son sort. Par bien des aspects, ce sujet nous rappelle la tradition chamanique ou l’inconscient collectif cher à Carl Gustav Jung. Le rêve apparaît d’ailleurs comme une clef primordiale pour comprendre le sens de notre comportement. Croyez-vous aussi que nous portons individuellement chacun l’héritage de l’humanité ?

« Tout à fait. Nous avons en nous la mémoire des tueurs qui nous ont précédés. Nous avons perdu la capacité de ressentir ces souvenirs ancestraux. Le mal, ce n’est pas un tueur sadique ou une chose millénaire qui vit sur un sommet ensoleillé. Le mal, il est en nous, nous sommes ce mal. Non pas en tant qu’individu, mais en tant que collectivité, que société moderne. Dans notre esprit, nous détenons la clé de notre évolution et pour certains, cette clé peut servir à ouvrir la porte et le mal est alors libre de proliférer. Le meurtre, le viol, tout cela vit en nous et pour la plupart restera caché à jamais.
Le mal existe et nous le côtoyons tous les jours ».

En France, où peut-on se procurer vos ouvrages ?

« Pour l’instant, mes livres ne sont disponibles qu’en ligne. Le site de mon éditeur est un endroit idéal pour en faire la commande. (http://www.editionscram.com/porte-bonheur)
En plus de la version papier de mon livre, il est possible d’en faire l’acquisition en version numérique. C’est un achat instantané très simple et qui permet de recevoir mon livre en fichier en quelques minutes. De partout dans le monde. (http://vitrine.entrepotnumerique.com/publications/15217-le-tueur-des-rails)
La plupart des sites de ventes de livres québécois proposent « Le Tueur des rails ». Mon second roman « L’Esprit des glaces » sera disponible d’ici quelques semaines.
Je suis aussi à la recherche d’un éditeur français – alors n’hésitez pas à me contacter ! ».

 

Propos recueillis par
Sarah HUBERT-MARQUEZ

Site de l’infos-Dijon : Infos-dijon


Site de l’auteur : https://sylvainjohnson.wordpress.com/
Site de l’éditeur : www.editionscram.com/porte-bonheur/

 

 

Le Salon du livre de Montréal – novembre 2012

 

 

Le Salon du livre de Montréal 2012.

Le Salon du livre est terminé et quelle expérience ce fut! Quatre jours de purs plaisirs et de rencontre extraordinaires.

De pouvoir discuter de mes romans avec de futurs lecteurs fut vraiment le point culminant de ce salon du livre. Il importe peu de savoir combien de livres nous vendons dans un tel évènement, car le plaisir c’est de partager les histoires que nous avons inventées avec ceux et celles que nous rencontrons.

De pouvoir finalement serrer la main à ces autres écrivains que nous respectons et nous découvrons en même temps est aussi quelque chose de remarquable.

Je tiens à remercier tous ceux qui sont venus m’encourager au Salon du livre, tous ceux qui ont pris le temps de s’arrêter à ma table pour discuter, prendre des signets ou même acheter mes livres. Ce fut un plaisir et un honneur pour moi d’être sur place.

Merci à Guy Bergeron, Valérie Larouche, Jonathan Reynolds, Mathieu Fortin et Pierre Lavigne pour vos conseils, votre soutien et les bons moments passés ensemble.

Alors, on se revoit bientôt?

Je l’espère bien.

 

 

Il ne sert à rien de divaguer sur le passé…à moins qu’il ne vienne frapper à votre porte…

 

Walter Johnson était dans cet avion qui s’est écrasé dans les montagnes du New Hampshire.

Sa jeune épouse morte dans l’accident, qu’il a dû enterrer sous un amas de pierres. Le riche financier s’en est sorti, non sans avoir dû payer le prix.

Il a perdu l’usage de ses jambes, mais pire est le marché diabolique qu’il a passé avec une chose millénaire, aussi vieille que l’humanité. Une chose au cœur de glace.

Un marché qui lui aura permis de survivre.

Il est revenu du sommet enneigé de cette montagne, mais n’est plus qu’un vieil homme brisé.

Car près de 40 ans se sont écoulés.

De longues années de solitude, de folie et de regret.

Il ne sert à rien de divaguer sur le passé, à moins que ce passé ne revienne le hanter. Qu’il vienne un jour frapper à sa porte.

Alors, sa vie misérable deviendra un enfer.

Tout cela parce qu’il a passé un marché avec L’Esprit des glaces.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt disponible : Aux Éditions Porte-Bonheur

ou : Chez Archambault

Venez me rencontrer au Salon du Livre de Montréal du 14 au 17 novembre 2012