Interview d’un FDR : Romain Billot

Les Fossoyeurs de rêves est un collectif de jeunes auteurs francophones issus des différents horizons de l’imaginaire : Horreur, Fantastique, Science Fiction, Fantasy, Thriller…

Leurs noms : Romain Billot, Gaëlle Dupille, Sylvain Johnson & John Steelwood…



Aujourd’hui – découvrez l’un d’eux : Romain Billot.

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Question 1:

Peux-tu nous écrire le dernier paragraphe de ta biographie officielle – celle qui sera publiée après ta mort.

Réponse : 

« Bon vivant, épicurien, jouisseur invétéré, il appliqua à la lettre la devise de tonton Bukowski (“Find what you love and let it kill you”) : il fut donc tué par ce qu’il aimait le plus au monde : le bon vin, la bonne chair et les excès en tout genre que la morale nous interdit de citer ici pour ne pas corrompre la jeunesse… De toute façon, ne vous bilez pas, il vous dit : Rendez-vous sur l’autre rive… On se reverra bientôt! » Un truc du genre.

Question 2 :

Parmi tous les Fossoyeurs, ton profil semble faire de toi le plus susceptible de se retrouver en prison pour meurtre. Qu’elle est ta motivation pour ne pas exploser et commettre l’irréparable?

Réponse :

Un meurtre sans cadavre n’est pas encore un meurtre, c’est une disparition, cher ami… Plus sérieusement, le fait que je vis quand même bien isolé du reste de mes semblables sur mes terres du Cantal, ça joue et ça me préserve d’un dérapage! Enfin hors période touristique, bien sûr! Là, c’est assez dur de se contenir, j’avoue, vraiment trop tentant! (rire)

Question 3 :

Imagine une mort pour chacun des autres membres des Fossoyeurs. Décris cette mort!

Réponse :

Gniak, gniak, gniak !
Hé bien, alors commençons par ces dames. Pour mon amie, Gaëlle Dupille, je choisis une méthode dite « classique » de l’Inquisition espagnole avec les sorcières et comme elle aime les chats, je l’enfermerai dans un sac en toile de jute avec plein de matous hystériques que je balancerai dans un lac. Une mort douce, quoi!

Pour le camarade Johnny-boy, étant un pervers de la pire espèce et d’un sadisme à toute épreuve, je l’attacherai à un poteau et je paierai un bourreau, genre crieur public, pour qu’il lui lise à voix haute 50 Nuances de Grey et Twilight jusqu’à ce que mort s’ensuive… Oui là, je délègue, n’ayant pas envie de dégueuler du sang en entendant pareilles abominations! J’suis quelqu’un de sensible!

Finissons par mon maudit québécois préféré, pour lui, le supplice du pal… Mais pas avec un bout pointu qui perce les organes et entraîne une hémorragie, non! Trop rapide! Avec un bout arrondi comme font les Chinois, histoire de juste déplacer les organes, ça dure plus longtemps, des jours entiers et c’est plus fun à regarder…

Question 4:

Raconte-nous quelque chose de particulièrement ennuyant te concernant, fais-nous bâiller d’ennui?

Réponse :

Tu sais très bien que dans ma bouche de conteur, même la plus soporifique et ennuyeuse des histoires devient une aventure hors-norme et extraordinaire! Oooooh! Comment il s’la pète, ce con! (rire) Mais j’évite ainsi de répondre à ta question en bon politicien que je suis!

Question 5 :

Tu te retrouves dans un bar (on sait bien que c’est de la fiction, les écrivains ne fréquentent pas ces endroits du diable) et tu dois choisir trois personnes célèbres, vivante ou morte, pour faire les trois choses suivantes : avoir une relation sexuelle agréable – avoir une relation sexuelle désagréable – commencer une pagaille générale dans l’établissement et tout foutre en l’air.

Réponse :

Pour la relation sexuelle agréable, je choisis Brigitte Bardot jeune, époque Gainsbourg : bustier et cuissardes…
Pour la désagréable, et bien la même, mais vieille!
En ce qui concerne la bagarre générale dans le saloon et tout foutre en l’air : encore une fois je pense à Charles Bukowski sans hésiter…

 

Question de l’ami des Fossoyeurs – Atef Attia : (Merci camarade pour la question)

Tu es l’instigateur de nombreux projets littéraires dont l’excellent « ‘Freaks Corp »’ qui a été un tremplin pour de nombreux artistes (illustrateurs, écrivains…). Verrons-nous dans l’avenir la résurrection du magazine?

Réponse :

A l’époque, j’ai sacrifié toute mon énergie, mes maigres économies et beaucoup d’amitiés pour donner une chance à cette revue, malheureusement le manque de soutien que ce soient des lecteurs et des instances compétentes a coûté la vie à Freaks. Nous avons un numéro 7 spécial Fantasy, nouveau format, du genre comic-book, avec une couverture de Jean-Sébastien Rossbach tout simplement magnifique, qui est terminé depuis des années, près à sortir, mais plus aucun rond pour l’imprimer… Cependant, je ne désespère pas un jour que tel le phœnix, Freaks renaisse de ses cendres, le problème étant qu’à présent je suis très occupé et qu’il sera difficile de m’accorder du temps pour ça. Mais si des généreux mécènes veulent nous aider pour l’impression du 7e numéro, pourquoi pas! Qui vivra verra!

Question bonus :

Est-il vrai que tu es un ami personnel de Chtuhlu et que tu t’adonnes à des messes sataniques dans ton cantal?

Réponse bonus :

Ce qui se passe dans ma montagne du Cantal, reste dans ma montagne du Cantal… Il est vrai que je suis un adorateur des Grands Anciens lovecraftiens, un Shoggoth, un cultiste, en revanche ne croyant pas au Dieu unique, je ne crois donc pas au Diable… Nos rites sont païens, mon bon monsieur, aucunement sataniques!

Note de l’auteur de cet article :

Romain Billot

Si ce nom devait trouver sa place dans une encyclopédie, on le décrirait probablement de la sorte :

Le Romain Billot est une créature difficile à comprendre, puisque complexe, mais d’une honnêteté dérangeante et déroutante. Le Romain Billot est d’origine française, mais plus que cela, c’est un Cantalou qui ne s’en laisse pas imposer. On connaît peu de choses sur ses origines, mais on peut deviner une souffrance vive enfouie dans les tréfonds de ce cœur endurcie par les épreuves. Il a su s’adapter à son environnement, sans pour autant changer. On le fuit parfois, parce qu’il dit ce qu’il pense, qu’il dérange par ses idées et ses opinions. Il n’est pas un suiveur, parce qu’il déteste l’incompétence, l’arrogance et est bien trop intelligent pour croire que le monde est blanc ou noir, que les titres et les liens du sang donnent un pouvoir ultime à des individus tout à fait banals. Il n’est pas un leader, en raison de sa morale qui empêcherait la tolérance de la corruption, la délinquance, le mensonge et il botterait le cul à tous ceux qui se croient plus fort, tous ceux qui osent se remplir les poches au profit de la masse travailleuse.

Le Romain Billot impressionne, sa rencontre virtuelle ou (nous l’imaginons) en personne ne laisse pas indifférente. On le voit avec sa barbe de quelques jours, son cigare au bec, son air de rebelle ne refusant jamais une bonne bagarre. Avec ses tatous, on l’imagine truand, et à son air belligérant on comprend qu’il est sérieux et demande le respect.

Le Romain Billot possède un talent littéraire enviable, ses écrits hantent les lecteurs de la France au Québec, en passant par tous les îlots francophones.
Si jamais vous croisez le Billot, n’hésitez pas à lui payer une bière, mais attention, ne vous foutez pas de sa gueule, il vous en couterait.

Site de Romain Billot

Site des Fossoyeurs de Rêves

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2 réflexions sur “Interview d’un FDR : Romain Billot

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