On mérite bien quelque chose comme Ebola!

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Ce petit mot n’a rien d’un billet de fiction. Pas de fantôme, de monstre, de cauchemar, de créatures millénaires ou d’évènements surnaturels. Je vais toutefois parler de tueur en série, du plus fécond des meurtriers, le plus sanguinaire et froid des tueurs. Son aspect calculateur est inégalé, sa violence légendaire, et vous avez bien compris que je parle de l’homme, cette race à laquelle nous appartenons malheureusement. L’homme se vante d’être au haut de l’échelle de l’évolution, une créature pensante et dotée d’une âme, une conscience et une intelligence supérieure.
Il faut en douter, en particulier si vous lisez ou écoutez les bulletins de nouvelles durant quelques secondes. Meurtres, viols, incendies, pollution, corruption, et j’en passe, si c’est mauvais ou interdit, il y’a quelqu’un, quelque part, pour le faire. On détruit impunément (pour le moment) notre belle planète en suçant les ressources qu’elle contient comme si ces dernières étaient illimitées.

C’est notre nature, c’est ce qui définit l’homme et n’allez pas me dire que c’est une grossière généralité. C’est partout, et vous le savez trop bien, vous l’avez vécu. On vous a volé votre sac à main, votre identité pour vider vos comptes de banque. On vous a insulté et battu à l’école, vous avez même été violé. On a tué votre fils, votre frère, votre mère. Des membres de votre famille ont participé à des guerres folles, pour des leaders ivres de champagne et de pouvoir. Vous avez tous vécu l’injustice d’actes condamnables et détestables.
Bienvenue dans notre glorieuse civilisation!

Dans le cas présent, je veux parler des animaux, du traitement qu’on leur réserve. Je vis dans un pays qui se vante d’être le plus riche, le plus beau, le plus libre, le plus fort, les super États-Unis où une fille qui chie en direct sur un plateau de télévision devient une vedette, payé des millions de dollars pour boire et déconner en direct, pour être une pute et une connasse. Un modèle pour la jeune génération perdue, qui devient de plus en plus esclaves du sexe, qui semble détester le port de vêtements et le respect des autres. Le pays de la liberté, où tout est possible, même l’impossible. Un pays où le crime est récompensé, l’idiotie exploitée et la folie vénérée.

J’adore les animaux, en particulier les chiens. Lorsque nous avions un Boxer (décédé en raison de son âge), nous le laissons dormir dans notre lit, le nourrissions avant même de penser à notre petit déjeuner, nous changions de place sur le canapé s’il désirait s’asseoir entre nous. On s’amusait à le sortir dehors lorsqu’il le demandait, pour le faire rentrer aussitôt qu’il l’exigeait, pour sortir encore deux minutes plus tard. Nous l’aimions comme un enfant, et il nous le rendait bien. Toutes les maisons de notre rue se sont fait cambrioler durant les derniers mois, sauf la nôtre, notre Boxer de 90 livres (40 kilos) nous protégeait et faisait peur aux gens malintentionnés. Durant nos balades, les gens changeaient de trottoir et personne, personne n’approchait ma femme sans risquer de se faire mordre par son garde du corps velu et dégoulinant de salive (je ne parle pas de moi ici).

Bon, vous avez compris, on est de ces cons qui aiment leurs animaux plus que tout. Cela peut vous paraître stupide, mais les animaux étaient ici sur cette terre bien avant nous, bien avant qu’on les domestique, les maltraite, les utilise pour nos expériences ou pour s’amuser.

J’en viens donc au but de ce petit mot. Ce que je vois m’horripile, me rend furieux. Les gens traitent si mal leurs animaux domestiques. Par exemple, non loin de chez moi, deux chiens sont enchaînés dans la cour arrière d’une résidence. Jour et nuit, été comme hiver. Ils sont maigres, on peut voir leurs côtes, ils ne font presque pas d’activité physique et personne ne leur porte le moindre intérêt. Ma question : Pourquoi avoir deux chiens si c’est pour les remiser dans la cour? Ce ne sont pas des bibelots, des statues, des objets à exposer. Ce sont des vies, avec des sentiments, des besoins de socialisation, de contacts physiques. Lorsque j’entends la phrase malheureusement si souvent utilisée, « Ce ne sont que des animaux », j’enrage, parce que non, ce ne sont pas que des animaux. Il est prouvé qu’ils ont des sentiments, des émotions, qu’ils connaissent l’amour et l’amitié. Je voulais aider ces deux petits chiens piteux, et j’ai contacté « animal control » pour qu’ils viennent jeter un œil. Il existe des lois, des règles et laisser les deux cabots seuls sous le soleil durant des heures me semble illégal. Les agents de cette escouade canine sont venus, ils ont discuté avec le propriétaire, puis sont repartis. Comme on ne m’a pas contacté, je leur téléphone pour apprendre que tout est en règle. Ils n’ont rien fait d’illégal. Deux jours plus tard, un des chiens a disparu, sa cabane a été enlevée et l’autre cabot semble encore plus misérable, tout seul dans son coin.

Je vois des gens promener leurs animaux, les frapper pour les dompter, les faire parader selon leurs désirs, une triste imitation d’un sergent avec une recrue récalcitrante. Je vois des idiots négliger leurs chiens et cela me rend furieux. Ils ont de la fourrure, c’est donc acceptable de les laisser dehors en plein hiver sur un tas de neige pour la nuit. Bon raisonnement! Si je te mets un manteau sur le dos et te dis que tu peux rester dehors tout l’hiver, parce que tu as des vêtements adéquats et que tes ancêtres vivaient dans une caverne à longueur d’année, aimerais-tu vivre ainsi?

Souvent, ces mêmes personnes ne sont pas capables d’élever leurs propres enfants. Il devrait exister des tests pour déterminer ceux qui sont susceptibles d’être de bons parents et propriétaires d’animaux, bannir tous les autres d’acquérir de telles responsabilités.
Revenons à ce beau pays où je vis. Un pays ou presque tous les citoyens ont une arme à feu. Un pays où l’alcool et les drogues sont plus accessibles financièrement que le lait et la viande. Un pays où le droit à la liberté contrevient trop souvent au bon sens, à la logique. En 2014, malheureusement, des gens se font tuer dans un cinéma pour avoir utilisé leur téléphone cellulaire, des gens se font tuer à l’église, l’école, le centre commercial par des tireurs fous. Je vis dans un pays où la mort rôde à tout moment au bout d’un canon huilé tenu par un détraqué qui ne prend plus ses médicaments. C’est peut-être partout comme cela, mais ici, on dirait que c’est pire.

Dans ma jeunesse, mon père serait allé chez le voisin pour lui dire de s’occuper de son chien. Pour lui dire d’être un homme, de traiter les autres comme il voudrait être traité. C’est ce qu’on faisait à cette époque, on agissait sans réfléchir, pour défendre les victimes. Si le merdeux refusait d’écouter les conseils, une bonne bagarre éclatait en laissant au gagnant le droit d’avoir raison et d’imposer son idéologie. J’avoue que c’est barbare, mais comment traiter des brutes autrement? Plus maintenant. On se fait tuer dans ce beau pays pour avoir lancé un regard jugé moqueur, pour avoir dévisagé quelqu’un, pour s’être retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Alors, cogner à la porte d’un étranger pour lui dire de bouger son cul et de s’occuper de ses animaux, c’est hors de question quand on va bientôt devenir père et qu’on veut voir grandir sa progéniture. Les autorités, vous le savez tout aussi bien que moi, ont trop souvent les mains liées, peu de pouvoir dans certains champs d’applications ou trop de pouvoir dans d’autres.

Il ne reste plus qu’une seule chose à faire, détester les connards qui maltraitent leurs animaux, les enfants, les femmes et les innocents, et souhaiter qu’Ebola s’abatte sur la terre pour purifier la population des excréments à deux jambes qui la peuplent, pour éliminer les ordures que nous devons côtoyer. Ce fléau ou tout autre fléau causera inévitablement des pertes énormes, mais c’est le prix à payer.
Levons le drapeau de ce si beau pays et célébrons la folie d’un peuple de paranoïaque et de malade.

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