Lecture de Nouvelles Peaux des Éditions Luciférines.

Résumé et description de l’éditeur :

Et si tout devait recommencer? Un meurtrier reçoit des SMS d’outre-tombe, la mort s’invite en combinaison vinyle à une soirée lubrique, des momies philosophent sur les tombes, une fille muette hante une école abandonnée… Alors que le monde moderne pensait être débarrassé des hantises du XIXe siècle, d’étranges phénomènes perturbent à nouveau les quotidiens. Un homme prétend invoquer la peste, des étudiants en médecine mènent des expériences sur le magnétisme, un téléphone ne veut plus s’arrêter de sonner…

Du Chat noir au Corbeau, dix auteurs réinterprètent à leur façon les Histoires extraordinaires et autres nouvelles tirées de l’œuvre du maître du fantastique, Edgar Allan Poe. Il faudra affronter le surnaturel, l’invraisemblable et la folie, perdre tous ses repères, pour arriver au bout de l’horreur.

Commentaire :

C’est difficile de passer à côté d’un tel recueil. Premièrement, des auteurs modernes qui s’inspirent des œuvres du maître Edgar Allan Poe, c’est déjà une très bonne motivation pour en faire l’achat. Une autre motivation de lecture, peut-être plus importante à mon avis, c’est l’éventail de talent qui est regroupé dans cette anthologie. Il n’y a qu’à penser aux deux Fossoyeurs de Rêves – John Steelwood et Pierre Brulhet, sans oublier l’inévitable Jean-Pierre Favard et Bruno Pochesci qu’il m’a été donné de lire auparavant. C’est donc une belle brochette de talent que nous offrent les éditions Luciférines.

J’ai fait l’achat de ce recueil lors de l’opération internationale « Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/horreur francophone » créer par Gaëlle Dupille et l’invasion des grenouilles.

Pour cette petite chronique, je vais vous faire part de mes notes prises durant la lecture de certaines de ces nouvelles. J’ai volontairement omis de discuter celles qui m’ont moins plu, ce qui n’est pas une mauvaise chose, puisqu’il n’est pas rare que seulement certains textes d’une anthologie plaisent à un lecteur.

En général, c’est un très bon recueil qui m’a fortement diverti, inspiré et que je conseille à tous les lecteurs de l’imaginaire et les autres, qui pourraient découvrir un genre qui saura les fasciner.

Certaines des nouvelles :

Insomniaque – Jean-Pierre Favard

Comme le titre le dévoile, on y parle d’insomnie, de trouble du sommeil. L’histoire nous intrigue dès le début, est un choix judicieux pour le premier texte de l’anthologie. C’est une bonne nouvelle qui relatera une rencontre des plus surprenantes.

SMS – Jean-Charles Flamion

C’est un texte bien ficelé et qui n’est pas sans me rappeler l’ambiance des épisodes d’Alfred Hitchcock ou même la célèbre « Twilight Zone ». Ce texte nous interpelle dans ce que nous avons de plus précieux, nos superstitions, nos doutes et nos craintes. La fin est totalement imprévisible. C’est violent à souhait, détaille la folie avec brio. C’est un très bon exemple de ce qu’une nouvelle doit faire ressentir au lecteur.

Masque mort lente – Morgane Caussarieu

Comment décrire ce conte? Juteux, on y voit le visage de la mort moderne. C’est un récit percutant, très humain et hélas d’un certain réalisme. Une leçon sur la nature inébranlable et sur le destin inéluctable, notre combat contre une mort impossible à vaincre. L’ambiance sombre et le déclin troublant des personnages m’ont ravi.

La valise – Pierre Brulhet

C’est un texte qui nous garde dans la réalité, mais avec un esprit tordu. L’intensité monte à mesure de la lecture, pour nous conduire vers une fin abrupte, pour faire durer le mystère, du moins durant un moment. C’est un texte moqueur et hollywoodien.

Ils iront tous à la morgue – Unity Eiden

La nouvelle est bien construite et bien écrite. Nous explorons des thèmes comme la folie, la maladie, l’histoire qui finit toujours par se répéter. Sombre au point que le récit aurait plu au maître lui-même (Poe). Le texte suinte d’une impression de menace, un avertissement d’une morte imminente.

Le point de non-retour – Théo Gwuiver

Quoi de plus macabre qu’une nouvelle qui tourne autour de tables d’autopsies? On y soulève des idées intéressantes, différentes et des questions que les humains se sont posées depuis des millénaires. Le texte est d’une intensité calculée pour nous tenir prisonnier d’un mystère brumeux.

Doppelgänger – John Steelwood

Un autre exemple d’une bonne construction de nouvelle. L’auteur prend une situation banale, ou du moins normale, pour la transformer au fil de ses mots en une situation troublante. La tension gagne le lecteur qui tourne les pages et la conclusion est tout à fait imprévisible. La plume de l’auteur permet des descriptions justes, adéquates et enrichissantes.

Jamais plus! – Bruno Pochesci

Un texte plein de beaux mots, de descriptions et d’expressions. Un jeu de langue française qui saura plaire. Un récit intriguant, une rencontre de maîtres, un destin inévitable qui dévoile des forces exceptionnelles en jeu. C’est divertissant et nous pousse à demander… et si?

 Ma note : 8.5/10

 

Liens utiles :

Les Éditions Luciférines

L’invasion des grenouilles

 

 

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2 réflexions sur “Lecture de Nouvelles Peaux des Éditions Luciférines.

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