Trio de Lecture : Le Québec à l’affiche !

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La littérature du Québec est ici à l’honneur!

Suite à une très belle initiative d’un ami écrivain, le talentueux Patrice Cazeault, auteur de la populaire et remarquable série « Averia », le 12 août 2014 est la journée nationale d’achat du livre d’auteurs québécois. C’est ainsi que j’ai décidé de partager avec vous mes trois lectures de juillet. En espérant vous donner le goût de découvrir de nouveaux auteurs, leurs œuvres et leurs rêves les plus fous.

Célébrons les livres québécois!

 

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Entre les bras des amants réunis – Claude Bolduc

Claude Bolduc est un incontournable de l’horreur québécois, même si je n’avais jamais eu la chance de lire ses écrits. Avec une quantité incroyable de nouvelles publiées dans les magazines de la province et plusieurs romans, Claude Bolduc est un nom qui revient souvent dans les discussions sur les genres de l’imaginaire. Voilà que j’ai enfin eu l’honneur de découvrir l’auteur en question et « Entre les bras des amants réunis » est ma porte d’entrée dans l’univers troublant de monsieur Bolduc.

Résumé de quatrième de couverture :

Une maison, c’est la sécurité. C’est aussi en quelque sorte un signe de réussite, c’est même l’ultime refuge de qui cherche à s’isoler. Lorsque Jacques voit se présenter la chance de quitter son logement miteux et d’emménager dans une petite maison, SA maison, grande est sa confiance de laisser derrière lui la grisaille d’une vie ancienne.

Certes, la maison n’a rien d’un palace, mais, déjà, il s’y sent bien. Bientôt s’estompent les mauvais souvenirs, remplacés par un bien-être qu’il ne se souvient pas d’avoir connu. Ici, tout est parfait. C’est tout juste s’il ne doit pas se faire violence pour sortir et aller faire ses courses. Curieux, tout de même, que les copains du vendredi semblent toujours s’inquiéter de son état. Il est si bien ici, avec son secret bien à lui, découvert au fond de la cave… Puisse la maison veiller sur lui longtemps encore, comme elle l’a si bien fait pour d’autres avant lui.

Car de tout temps, la maison fut.

Mon commentaire :

Claude Bolduc mérite très bien sa réputation, puisque ce roman inquiétant, angoissant et pour le moins macabre est une très bonne introduction dans son univers. C’est avec une écriture poétique, une imagerie précise et recherchée qu’il nous entraîne dans des scénarios invraisemblables, mais tout à fait fascinants. On devient un témoin d’événements particuliers, on veut détourner le regard, reposer le livre, s’éloigner avant que la folie nous gagne, mais c’est inutile, il nous faut découvrir ce qui se trame, allez jusqu’au bout. Les conséquences de cette exploration n’ont plus d’importances.

Bolduc est un de ces raconteurs qui n’a pas besoin d’artifices, de mise en scène grandiose, de monde réinventé de toutes pièces, de guerres et de civilisations construites à coups de chapitres interminables et de héros aux pouvoirs illimités. Il puise dans notre quotidien, notre vie, nos peurs et cette foutue folie qui nous suit, nous harcèle, fait partie de notre quotidien au même niveau que notre prétendue lucidité. C’est d’ailleurs cette apparente simplicité de sujet qui nous trompe, parce qu’en acceptant de plonger avec monsieur Bolduc dans ce récit, c’est tout un éventail de thèmes qui s’impose. La mort, le deuil, la folie et ce petit quelque chose d’indéfinissable qui nous agite et nous rend mal à l’aise, que nous perdons en grandissant. En fait, ce très bon recueil fantastique, d’horreur avec une dose de suspense, nous révèle une des plus importantes vérités sur notre monde : la limite entre les comportements acceptables et la démence est si mince, trop mince pour être parfois reconnue.

Le texte principal est suivi de quelques histoires, des textes dans la même veine, bien pondues et qui sauront vous séduire, vous montrer l’étendue du talent de cet auteur. C’est toutefois l’histoire principale du recueil qui m’a le plus marqué et sur laquelle j’ai insisté dans ce billet. Disons que le reste, c’est comme un gros bonus inespéré.

C’est un bon moment de lecture comme je les aime, mélangeant réflexion existentielle et surprise.

Ma note : 9/10

Liens importants :

Éditeurs Vents d’ouest.

 

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Crystal de Jacques Goyette.

Le polar est un genre que j’apprends à aimer, à la fois pour son rythme souvent endiablé et pour les enquêtes qui nous guident de surprise en surprise. Je me suis laissé tenter par le premier tome d’une série, qui décrit les enquêtes d’une profileuse du FBI, Karen Newman.

Résumé de quatrième de couverture :

Chaque année, des centaines de jeunes femmes, victimes d’une guerre sans merci que se livrent les trafiquants de drogue, sont brutalement assassinées ou disparaissent de Ciudad Juárez, un village mexicain situé à moins de trois kilomètres de la frontière d’El Paso, au Texas. Lorsqu’elle apprend que son « protecteur », Eduardo Cardenas, le chef du cartel de la drogue de Tijuana, a fait assassiner ses parents dans le but d’éliminer des témoins gênants de son commerce illicite, une des disparues, Angela « Crystal » Perez, refait surface avec une seule idée en tête : se venger. Mais elle se rend vite compte qu’elle n’est pas de taille à affronter seule le tout puissant baron de la drogue. Elle accepte donc de collaborer avec Karen Newman, la responsable de la section antidrogue du FBI à New York, la seule personne qui peut empêcher qu’elle ne devienne la prochaine victime du mystérieux tueur à gages qui a exécuté ses parents. Sauf qu’elle ignore que l’agente Newman n’est peut-être pas la seule personne qui puisse l’aider dans sa quête de vengeance. Angela a oublié que les liens familiaux peuvent parfois être plus forts que toutes les épreuves d’une vie.

Commentaire :

Je voulais un polar et c’est exactement ce qu’on m’a offert. Jacques Goyette met en place un scénario vraisemblable dans lequel ses personnages évoluent avec une justesse tout à fait policière. Des personnages attachants, des éléments d’enquêtes et d’adversité surprenants comblent le parcours de nos héros, avec une écriture accessible et des détails généreux. Du Mexique à Montréal, l’auteur nous transporte dans son monde avec une aisance d’un pilote habitué aux longs vols.

L’histoire est bien ficelée, la tension grimpe à mesure que les pages défilent, l’intensité de ce parcours inhabituel dans une enquête qui est tout, sauf banale, nous tient captifs.

Le premier tome ouvre la porte à une série qui promet et c’est le charme, l’efficacité et le professionnalisme de son personnage principal, Karen Newman qui en fait aussi un bon polar.

Ma note : 8/10

Liens utiles :

Éditeur ADA

Page de Jacques Goyette

 

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Passage de Yanick St-Yves

C’est tout d’abord la couverture qui m’a intrigué. Le visuel d’un livre exerce toujours un attrait certain sur moi. Puis, j’ai lu la description et j’ai tout de suite voulu découvrir cet auteur dont je n’avais jamais entendu parler et que j’espère lire à nouveau.

Résumé de quatrième de couverture :

Le curé nous a dit : « Jusqu’à ce que la mort vous sépare. » Ça, je le refuse.

De retour d’un voyage d’affaires, Thomas retrouve sa femme Catherine qui, pendant son absence, s’est métamorphosée. Femme aimante, elle devient agressive; sa douceur devient violence. Thomas n’y comprend plus rien. Aucune piste, aucun indice pour expliquer ce changement. Pour faire la lumière sur cet événement et se réapproprier sa vie, Thomas devra emprunter un passage, qui le mènera au cœur de la pire des tourmentes.

Jusqu’où sera-t-il prêt à aller par amour?

Mon commentaire :

Ce livre se lit très vite. La première partie de cette œuvre de monsieur St-Yves est très bonne, très intense, très énigmatique. J’ai tout de suite embarqué dans le genre horreur et maison hantée, esprit frappeur et terreurs nocturnes. J’ai dévoré ce que je considère la première partie du livre avec rapidité et un intérêt grandissant, puisque le reste est non seulement imprévisible, mais tout à fait différent.

C’est un peu comme si le roman venait de deux histoires complètement différentes. La surprise de passer du genre horreur vers un style plus fantaisiste m’a totalement pris par surprise. Il m’a fallu reculer de quelques pages pour m’assurer de n’avoir rien manqué.

Mais ne vous méprenez pas, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, je ne m’y attendais tout simplement pas. Cette deuxième partie qui nous conduit à la fin du récit est du type « Dungeon et Dragons », plus fantaisiste. C’est une quête, une aventure dans un monde de créatures aux pouvoirs destructeurs. C’est aussi une quête motivée par l’amour. Tout le long de l’histoire, on évolue dans une ambiance psychologique intense, un mélange entre l’horreur pure et l’angoisse.

C’est bien écrit, malgré quelques petites maladresses de style ou de descriptions dans l’action. Je me suis bien amusé. C’est un roman au dénouement difficile à prévoir, puisqu’on nous transporte, nous ballote d’un genre à l’autre, d’un monde à l’autre. Le roman se lit très bien.

Ma note : 8/10

Liens utiles :

Éditions de Mortagne

 

Pour en savoir plus sur l’événement du 12 août 2014 : Cliquez sur l’image

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