Lecture de la novella « Chair à canon » de l’écrivain Jean-Michel Calvez

Chair à Canon

Avec cette lecture, j’ai atteint 3 objectifs importants. Le premier était de découvrir un auteur que je n’avais jamais lu. Deuxièmement, je voulais lire une histoire fantastique sans censure. Troisièmement, je satisfaisais mon insatiable besoin de dévorer du numérique de qualité.

Il faut tout d’abord spécifier que c’est un récit de guerre. Non pas une histoire à la « Rambo » où un héros se fait tirer dessus par un bataillon armé de lance-roquettes sans être touché, dans un scénario qui n’a qu’un but, nous en mettre plein la vue au détriment de la logique.

On parle ici de la vraie guerre, celle qui n’est pas trop belle, pas trop plaisante, qui présente des individus avec un passé, des idéaux et des ordres précis. C’est la guerre qu’on voit moins, dont on parle moins, celle qui ne fait pas les bons films à effets spéciaux, celle qui est plus proche de la réalité.

L’histoire est celle de trois soldats russes de l’armée rouge, quelque part dans les montagnes de l’Afghanistan, avec un guide autochtone. Ils patrouillent dans la région, dans un immense tank et ils doivent faire un arrêt pour la nuit. C’est la mise en situation et le départ de notre aventure. Pensez soldats vulgaires, vodka, femme enceinte et rebelles… tout un mélange!

C’est sans contredit un récit comme je les aime. Qui nous force à réfléchir, grattant sous la surface des récits guerriers romantiques véhiculés par la culture américaine. Une histoire intelligente qui m’a séduite, m’a charmé et j’ai lu le bouquin d’un trait.

Il est court, mais efficace.

Dès mon premier coup d’œil sur la couverture, j’ai été intrigué, elle ferait une super affiche dans une chambre d’adolescent ou dans mon bureau. Très belle présentation.

C’est bien écrit, un niveau de langage de qualité, des descriptions qui vous transportent dans les lieux. En fait, j’ai trouvé un petit quelque chose de cinématographique dans la manière d’écrire de l’auteur. On peut facilement s’arrêter au milieu d’une page et visualiser l’action, comme sur l’écran d’un cinéma.

Les personnages ne sont pas nécessairement développés avec une grande profondeur psychologique et c’est voulu, il n’y a pas le temps d’élaborer sur les états d’âmes passées de ces individus. On se concentre sur l’action, sur le présent, sur les réactions du moment et cela permet de faciliter la lecture, de la rendre plus fluide. Pas de flashbacks inutiles sur leur vie en territoire Russe.

Je reviens sur le thème de la guerre qui domine dans le récit, sur l’horreur de la folie humaine dans des temps de barbarie. Pour les lecteurs fragiles, il y a quelques moments un peu sanglants, des descriptions réalistes, mais rien de gratuit, rien qui ne soit partie intégrale de l’histoire. Heureusement, la plupart des gens n’auront jamais à faire les choix que ces hommes au combat sont parfois forcés de faire.

L’élément fantastique apparaît à un moment opportun dans le récit, alors que les choses dérapent, que le mystère se construit au fil des dernières pages. C’est un fantastique discret, efficace et qui laisse une bonne place à l’imagination.

Un très bon moment de lecture, un roman court et d’une efficacité indéniable.

Je le recommande aux amateurs de fantastique, de récits de guerre, de drame et à tous les autres qui aiment la lecture.

 

Pour faire l’achat du bouquin :

http://lune-ecarlate.com/produit/chair-canon/

 

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6 réflexions sur “Lecture de la novella « Chair à canon » de l’écrivain Jean-Michel Calvez

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