Lecture : Durée d’oscillation variable de Martin Lessard.

Martin Lessard

 

Introduction :

Il s’agit d’un recueil de nouvelles littéraire prévu pour septembre 2013 aux éditions « Long Shu Publishing ». Étant donné que j’ai eu l’occasion de lire plusieurs anthologies ou recueils de nouvelles cette année, ce fut avec quelque peu de réticence que j’ai amorcé le bouquin.

Il faut avouer que d’habitude, je préfère les romans.

Donc, je me suis mis à la lecture en sachant que l’écrivain était un confrère québécois au nom qui me disait vaguement quelque chose. Après recherche (pas trop loin puisque le livre contient une biographie détaillée de l’auteur), j’ai découvert qu’il avait déjà publié dans certaines revues de la belle province que j’ai eu le plaisir de feuilleter.

« Durée d’oscillation variable » est le titre d’une des nouvelles incluses dans le bouquin, dont la couverture m’a tout de suite plu. Simple et à la fois mystérieuse, accrocheuse.

Le recueil débute avec une note de l’éditeur, une présentation de l’auteur. Ensuite, chaque histoire est précédée d’un court texte d’introduction, qui nous met dans l’ambiance, nous explique, nous dévoile, nous prépare. C’est un élément du bouquin que j’ai bien aimé.

 

Mes impressions :

Je commence par ceci : Monsieur Lessard, vous avez un nouveau « fan ». Ce recueil est sans contredit une de mes lectures préférées des derniers mois. L’auteur est un raconteur né, un critique social intelligent, un philosophe, un scientifique, un explorateur et un adepte de la diversification littéraire.

J’ai été charmé et reposer le livre me faisait le même effet qu’une séance d’épilation sur un dos velu.

En sachant l’auteur québécois, j’avais un peu peur qu’il tombe dans le piège de l’utilisation abusive du « dialecte » de la belle province, quelque chose qui m’horripile au plus haut point. Au contraire, le langage est riche, les expressions amusantes et un texte facile à lire. Un français impeccable qui défie les limites territoriales et culturelles.

Dans « I Remember », nous sommes aux prises avec un savant mélange de fiction, d’histoire et d’humour qui nous permet de commencer le recueil avec force. La qualité littéraire du texte est indéniable.

« Sans le pire, le mieux ne pouvait s’exprimer à sa juste valeur » p.11

Avec le personnage principal, Messire de Québec, ce n’est pas seulement une aventure de chevalerie moderne, un tournoi planétaire que nous vivons à chaque page tournée. C’est bien plus profond et subtil que cela, c’est l’épopée de tout un peuple qui défile sous nos yeux, avec leurs problèmes, leurs illusions, leurs divertissements. Les clins d’œil historiques sont nombreux et subtils.

« Durée d’oscillation variable », la nouvelle qui a donné son titre au livre dévoile l’étendue de l’imagination de monsieur Lessard. Il nous force à explorer l’ambivalence de la race humaine. Ne désirons-nous pas toujours ce que notre voisin possède, incapable de nous satisfaire de nos propres biens?

Le récit efficace est une critique sociale ouverte, avec une fin qui frise la philosophie. J’adore!

Viennent ensuite quelques très courtes nouvelles, dont je ne suis d’ordinaire pas un amateur. Par contre, c’est en exécutant un tour de force particulièrement ingénieux que l’auteur parvient à maintenir notre intérêt.

« Le choix » est une histoire à tendance familiale, spirituelle qui vous divertira, vous amusera.

« Expert à l’appui » c’est le drame des créateurs, une histoire qui à fait sourire l’écrivain en moi, car nous avons tous vécu quelque chose de similaire, du moins sans l’élément de science-fiction.

Parmi les courts textes, un m’a frappé par son thème osé, sa réalité tangible. Il s’agit de « Le bonhomme vient à 7 h ». Cela a éveillé le souvenir de ma mère qui hurlait dans la ruelle pour nous obliger à rentrer.

« Sur le chemin du bercail » nous invite à nouveau dans un amalgame de genre, de sujet. Histoire, science, fantastique et science-fiction sont réunis pour nous faire réfléchir.

« Le son de la vie » est une critique ouverte au capitalisme, à notre société obèse et aveugle de consommation. Nous vivons pour le moment présent, sans penser au futur, sans nous soucier des conséquences de nos actes.

« Psychédélique affection » est un jeu imaginaire dans lequel nous inversons les réalités de notre société, de nos conventions. Comme dans les livres de Stephen King, l’auteur chamboule les concepts et nous permet de nous demander… et si les choses se déroulaient plutôt de cette manière…???

 

Conclusion :

Voilà, j’ai donné mes impressions sur certaines des nouvelles. Mais il ne faut pas croire qu’avec les critiques sociales, les élans philosophiques et les jeux de mots, ce recueil est d’un sérieux académique.

Car les histoires sont amusantes, divertissantes et nous permettent de passer un bon moment.

C’est un recueil essentiel pour l’amateur des genres de l’imaginaire.

Je vous invite donc à en faire la découverte vous-même…

 

Site de l’éditeur : Long Shu Publishing

 

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2 réflexions sur “Lecture : Durée d’oscillation variable de Martin Lessard.

  1. Bonjour, je ne suis pas un grand amateur de lecture mais j’ai bien aimé ce recueil, par ailleurs, auriez-vous d’autres similaires à ce dernier ? Cela m’intéresse grandement, merci d’avance.

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