Lecture du roman « 999 rue Bélial » de Gaëlle Dupille

 

L’auteure:

Gaëlle Dupille est née en France, et vit entre Bordeaux et Montréal(Québec).

Parmi les auteurs préférés de cette fan de littérature horreur/science-fiction/fantastique, se trouvent Stephen King, Paolo Coelho, Lewis Caroll, George Orwell et Isaac Asimov. C’est d’ailleurs après avoir lu « Simetierre », de Stephen King, qu’elle a décidé de devenir romancière, alors qu’elle était encore une toute jeune adolescente.

« L’Alchimiste », de Coelho, demeure son oeuvre favorite, qu’elle emporte toujours avec elle lorsqu’elle voyage, tel un porte-bonheur…

Elle est non seulement romancière, mais aussi professeur de Français Langue Étrangère, rédactrice freelance pour plusieurs sites Internet et officie parfois en tant que traductrice français-anglais.

Elle est également la créatrice et la rédactrice en chef du e-magazine littéraire franco-québécois « L’IMAGINARIUS », dédié notamment à la littérature et à la BD fantastiques.

 

 

999 capture cover

 

Résumé du roman :

Peu après avoir emménagé à Sidon, petite ville située près de Boston, le docteur Oliver King va être confronté à d’étranges événements. Des accidents inexplicables, des disparitions mystérieuses et d’horribles meurtres vont s’y succéder.

Le jeune médecin va rapidement se retrouver face à l’une de ses plus grandes peurs…Et si le mal avait le pouvoir de prendre forme humaine ? À moins qu’Oliver ne soit tout simplement en train de perdre peu à peu la raison…

 

Au sujet du roman :

Je suis très fier de compter l’écrivaine Gaëlle Dupille parmi mes amis. Non seulement a-t-elle un grand talent littéraire, une imagination débordante et un très grand professionnalisme, mais elle est aussi charmante et gentille. C’est donc avec joie que j’ai amorcé la lecture du roman, sans trop savoir dans quoi je mettais les pieds et en promettant une critique honnête, négative ou positive.

 

Ce que j’en pense:

Dès le premier chapitre, on plonge dans le récit qui se déroule à un rythme rapide, les actions se succèdent les unes après les autres. L’intérêt du lecteur est aussitôt éveillé. Nous devons connaitre la suite, savoir ce qui va arriver. L’auteure réussit très habilement à situer les personnages dans le récit, à leur donner vie et à nous permettre de ne plus les voir comme des êtres fictifs, mais comme des connaissances, des amis. Oliver King devient un ami à qui arrivent des choses extraordinaires et il est impossible de ne pas s’y intéresser.

L’atmosphère générale du roman est mystérieuse, un peu à la « Twilight Zone ». On se retrouve dans un univers où des évènements inexplicables surgissent. L’aspect surréaliste de certains passages nous surprend, nous amuse, nous rappelle certains moments de notre vie où nous avons failli basculer la folie. Où nous avons douté de notre équilibre mental.

L’écriture est riche, sans être alourdie d’expressions inutiles. La qualité littéraire en fait un roman facile à lire, sans embûches linguistiques. En tant que Québécois, le roman étant écrit par une Française, je n’ai noté qu’une seule expression qui m’était inconnue. (Baba cool). C’est donc un roman accessible dans toute la Francophonie.

J’ai trouvé intéressant que l’auteure ait choisi un personnage masculin comme héros et elle a fait un bon travail, construisant le personnage sans laisser deviner qu’une femme se trouvait devant le clavier qui l’a mis au monde.

Je reviens sur l’effet surréaliste du récit et de certaines actions. Un singe au comportement bizarre, une fête impromptue, des rêves énigmatiques et des voisins un peu particuliers. Le tout frise parfois l’irréel, mais avec juste assez de crédibilité pour nous faire douter, pour nous pousser à penser comme le personnage principal. Il se questionne sur ce qui lui arrive, mais le changement est si subtil, qu’il ne se rend pas compte, tout comme nous, que nous nous enfonçons dans un abysse de folie. Lorsque nous réalisons ce qui s’est passé, il est trop tard, le mal à proliféré et nous tient captif.

Les dialogues entre les personnages sont aussi agréables, les dialogues étant pour moi la chose la plus difficile à écrire dans un roman. Ici, les personnages posent les bonnes questions, ont les bonnes réponses. On voit que l’auteur a pris le temps de tester les mots de ses personnages afin de s’assurer de leurs justesses.

Le jeu astucieux de l’auteur avec les termes, les noms de la démonologie sont intéressants. J’ai quelquefois dû interrompre ma lecture pour faire de petites rechercher sur l’étymologie de certains noms. J’ai appris en tournant les pages de ce roman.

La spirale de folie qui entraine Oliver King nous conduit aussi vers un dénouement surprenant, bien travaillé.

Ce fut une lecture agréable, surprenante et que je conseille vivement.

Un cadeau parfait pour tout amateur de suspense, d’horreur, de fantastique ou encore simplement un lecteur curieux.

Attendons donc le nouveau Dupille avec impatience.

 

Liens utiles:

  • Site de Gaëlle Dupille

  • L’IMAGINARIUS – le petit journal du fantastique.

  • Site Facebook de l’auteure

  • Le site de son éditeur pour se procurer le livre

  • La main du diable et autres contes macabres – le tout nouveau Dupille !

 

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s