Lecture « Les visages de la vengeance » de François Lévesque.

 

 

 

Voici le scénario. Il fait chaud, trop chaud pour se balader. Je suis quand même là, trempé, longeant le trottoir sans arriver à voir ma destination se profiler à l’horizon. Ma bouteille d’eau est vide et je suis incapable de rester dehors plus longtemps. Du coin de l’oeil, je vois une boutique à la porte close, avec une enseigne indiquant « ouvert » et je me dis: « Super – l’air conditionné ».

Alors je m’arrête, pénètre dans l’établissement et découvre qu’il s’agit d’une petite librairie. Quelle joie !

Je parcours les rayons, sans trop savoir ce que je cherche, aspirant l’air frais de l’endroit avec avidité sous l’oeil suspect du commis boutonneux qui s’ennuie. Et je tombe sur ce livre – celui dont je vais vous parler aujourd’hui. La couverture me plaît, la description me satisfait et le prix est raisonnable. Alors, je l’achète, un peu parce que je me ses coupable d’avoir utilisé l’espace frais et aussi parce que je suis toujours à la recherche de livres à lire.

C’est ainsi que j’ai trouvé ce roman et ce fut une découverte des plus agréables.

L’auteur:

François Lévesque est né en 1978, en Abitibi-Témiscamingue. Fasciné dès son plus jeune âge par les arts général et le cinéma en particulier, il se découvre une passion pour l’écriture durant sa Maîtrise en études cinématographiques. Après que plusieurs de ses nouvelles eurent successivement été publiées, notamment dans la revue Alibis, sa trentième année voit la parution de deux romans dont le premier, Matshi, l’esprit du lac, remporte le prix Cécile-Gagnon 2009. François Lévesque est critique de cinéma au journal Le Devoir et à l’agence de presse Mediafilm.ca.

Le roman:

Les visages de la vengeance est un roman de suspense québécois. Il fut publié en 2010 par les éditions Alire. Il s’agit du second volume du cycle « les Carnets de Francis »

À vrai dire, j’ai lu ce roman sans avoir pris connaissance du premier ou même savoir qu’il s’agissait d’une trilogie. Cela ne m’a pas empêché d’en comprendre l’histoire, d’en apprécier les retours en arrière bien expliqués. Le roman se lit indépendamment des autres et je compte bien retourner faire l’achat du tome 1 et 3.

Résumé:

Sept ans après les sordides évènements qui ont secoué la petite ville de Saint-Clovis, Francis, qui va bientôt avoir dix-sept ans, est de retour dans son patelin. Il a reçu son congé de l’institution psychiatrique où il a résidé tout ce temps, son pédopsychiatre considérant le jeune homme prêt à réintégrer la société…pourvu qu’il prenne religieusement sa médication quotidienne.

Puisque sa mère est toujours hospitalisée, en proie à une interminable dépression, Francis demeurera chez sa tante Lucie, le temps de terminer sa cinquième secondaire. Il devra donc affronter, en plus des fantômes de son enfance meurtrie, ses anciens tortionnaires, dont la terrible Sophie Malo, devenue entre-temps la reine de la polyvalente. Mais Francis à changé : Il n’est plus – ne sera jamais plus – le souffre-douleur de quiconque. Et il peut compter sur l’appui de Geneviève, qui lui a toujours gardé son amitié même si son père, le sergent détective FIliatreault, est persuadé que Francis s’en est tiré à trop bon compte à l’époque. Or, quand un premier étudiant est assissiné, puis un deuxième, les soupçons se portent aussitôt sur Francis…qui sait pertinemment que l’horreur ne fait que (re)commencer.

Ce que j’en pense:

Je crois que les deux mots qui pourraient qualifier mon impression après la lecture du roman sont les suivants:

1) Surprise – parce que j’ai aimé et me suis bien amusé en vivant les aventures du personnage principal.

2) Surprise (je sais, c’est le même mot) – parce que je n’avais aucune idée dans quoi je mettais les pieds.

Je suis un lecteur très difficile, ne terminant que la moitié des livres que je commence. Je m’ennuie très vite et abandonne souvent des oeuvres en cours parce qu’elles me déplaisent ou n’arrivent pas à me captiver. Ce roman m’a tout de suite intrigué. Son intensité m’a retenu captif de la première à la dernière page. Il est un de ceux qu’on arrive difficilement à mettre de côté. Toutes les excuses sont bonnes pour retourner à la lecture, pour repousser les courses ou les autres distractions.

Le langage utilisé par l’auteur est d’une grande qualité, tout en restant fluide et quelque peu poétique. On devine une grande maîtrise de la langue française. Les phrases bien construites nous permettent de flotter dans l’action sans devoir nous arrêter pour analyser ce qu’on vient de lire.

L’honnêteté avec laquelle l’auteur nous dévoile son personnage principal, sans ambivalence et artifices inutiles, est rafraichissante. Nous découvrons les états d’âmes d’un jeune homme compliqué, perturbé et plutôt intéressant.

Pour avoir travaillé depuis plusieurs années dans le système de santé mentale, j’adore la façon dont l’auteur et son personnage déjouent le système déficient et parfois désorganisé. On y devien beacoup de recherche ou des connaissances appréciables sur le sujet.

Une autre raison pour laquelle le roman m’a plu, c’est qu’on peut vraiment se sentir comme si on était dans une petite municipalité, dans son école secondaire et avec tout son lot de commérage. Pour ceux qui ont grandi dans un petit vilalge du Québec, on se revoit le soir ou la nuit dans ces endroits « secrets », revivant ces aventures qui ont nourri notre imagination. La musique, les films mentionnés et le « slasher » feeling finissent de nous renvoyer quelques années en arrière. Un peu plus et je m’attendais à voir mon ami « Ti-Cail » sauter en bas de son trois roues Honda rouge et venir cogner à ma porte en hurlant « seek and destroy », prêt pour aller voir un concert de Métallica.

Ce livre aurait très bien pu être écrit dans les années 90.

Monsieur Lévesque a aussi excellé dans ce que j’appelle la ronde des suspects. à tour de rôle, on établit l’identité d’un suspect, en se basant sur l’instinct du moment. C’est parfois sa mère, peut-être Francis, ou alors Geneviève, Pascal, Sophie, pourquoi pas tante Lucie ou Yoland ? On passe de l’un à l’autre sans jamais trop savoir, cherchant des indices et plus que probablement, on se trompe.

la fin promet une suite d’évènements palpitants et qui sauront vous surprendre.

Conclusion:

Je n’ai qu’une chose à dire. Allez sur l’Internet – dans la librairie près de chez vous et faite l’acquisition de ce roman. Vous allez vous amuser, c’est garanti.

Quant à moi, j’ai deux tomes à me procurer.

Site de l’éditeur: Éditions Alire

 

 

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