Le 12 août j’achète un livre québécois ! Mes suggestions.

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Bonjour à tous!

Ce dimanche, c’est le festival du livre québécois… un évènement annuel d’ampleur auquel je vous invite cordialement.

Aussi appelé « Le 12 août j’achète un livre québécois »

Je suis auteur, mais aussi grand lecteur et c’est donc avec plaisir que je partage avec vous ma liste de suggestions pour ce jour particulier. Mais avant, je voudrais remercier Patrick Cazeault et Amélie Dubé qui, il y a cinq ans déjà, nous entraînaient dans cette aventure. Tout comme les auteurs qui participent en faisant la promotion de l’évènement et les librairies indépendantes du Québec.

Mais, plus important, ce sont tous les lecteurs que je remercie. Nous avons fait du chemin dans les dernières années et aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de trouver des livres de chez nous sur les tablettes et les présentoirs. Les romans américains et autres ne prennent plus toute la place. Les librairies et autres médias d’information parlent aussi de nos romans, de leurs coups de cœur et font des critiques constructives.

Il fait bon d’apprécier et partager la littérature du Québec.

 

Voici mes suggestions (certains sont dans ma liste d’achat et d’autres déjà dans ma bibliothèque)

 

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Merci et bonne lecture!

 

 

Quoi?

Vous trouvez que j’ai de bons romans dans cette liste?

Il manque quelque chose?

Quoi donc?

Mes livres?

Ben voyons donc, je n’oserais jamais aller aussi bas pour faire de la pub.

Quel auteur digne de ce nom ferait la promotion de ses livres d’une manière aussi gratuite?

Pourquoi secouez-vous la tête avec découragement?

Bon, je suis un gentil écrivain et je vais peut-être, juste comme cela, rapidement, amicalement, distraitement, vous parler de mes livres.

Mais c’est vous qui me l’avez demandé, pas vrai?

Je suis incapable de vous dire non!

Allons-y, juste pour vous.

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C1 - Les contes interdits - Le joueur de flûte de Hamelin - final

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Le jour où j’ai pleuré

Sad_SealLes hommes ne pleurent pas. Tout le monde le sait bien. Nous avons des « allergies » passagères. Vous savez, parce qu’on nous a bourré le crâne avec des idioties au sujet de la masculinité, qu’il ne fallait pas dévoiler nos émotions, tout garder à l’intérieur et laisser cette mixture émotionnelle nous gruger comme un acide corrosif. Nous savons tous que c’est de la foutaise, et je ne parle pas ici de chialer chaque fois qu’on voit un chiot à la télévision.

Je voulais vous raconter le jour où j’ai pleuré et il est très récent. Commençons par le début, voulez-vous?

C’était il y a plus de trois ans. J’ai eu la chance de pouvoir assister à la naissance de mon fils. Procédé assez terrifiant et quelque peu médiéval, malgré la technologie et les moyens employés. Une césarienne, alors on coupe, on joue dans le sang et les fluides, tandis que ma femme est attachée comme une crucifiée, à moitié droguée. J’arrête ici pour vous dire que le courage des femmes est incroyable, de voir toute la douleur, les sacrifices, l’inconfort quotidien et les moyens physiques et émotionnels nécessaires pour donner naissance me laissent pantois. Et la plupart des hommes survivent de peine et de misère à la petite grippe saisonnière.

L’enfant surgit donc de la cavité pratiquée dans le ventre de ma femme, le docteur et les infirmières exhibent la petite chose gluante inerte qui deviendra mon meilleur ami, mon trésor et la plus belle chose qui me soit arrivée. Il ne respire toutefois pas, l’équipe au complet s’active sur le petit corps trempé et je tiens la main de ma femme, qui ne voit rien du spectacle alarmant.

Il respire enfin, il bouge, il hurle même un peu. On nous le montre, on l’approche et je peux le tenir, quelques secondes seulement. Nous l’observons avec amour, douceur, et notre vie change déjà à jamais. Les infirmières insistent pour l’emporter, on me demande de les suivre et je dois laisser ma femme sur la table, ouverte et ensanglantée. Dans un couloir, je suis deux infirmières qui transportent mon fils dans une petite boîte sur roue, à défaut de lui donner un nom. Chariot vitré? On l’emmène dans une salle remplie de poupons, où une équipe s’affaire à leur donner les soins requis. Le docteur arrive ensuite, pour me parler. Je suis déjà dans un état assez précaire. Séparé de ma femme, sans savoir ce qui lui arrive, et inquiet pour mon fils, je l’écoute. Elle m’explique que notre fils est né et qu’il n’a pas respiré durant quelques secondes, qu’il était inerte. Ils ignorent pratiquement s’il y aura des dommages au cerveau, s’il a souffert. Il aurait dû être mis au monde plusieurs heures plus tôt, ils ont attendu trop longtemps. Comme il est trop tôt pour connaître son état, elle me prévient de risques importants. Je l’écoute à peine, j’ai peur. J’ai mal. Je veux retourner voir cette petite chose larmoyante et la consoler, je veux retrouver ma femme et m’assurer qu’elle va bien.

Des docteurs se succèdent autour de mon fils. Ils viennent de villes voisines, ce sont des experts appelés à la rescousse. Ils nous apprennent qu’il n’y a aucun dommage apparent, mais qu’il faut s’attendre à des possibilités de retard chez notre fils. C’est tout ce que je retiens. On parle même du gros A, ce qui me fait atrocement peur. Autiste? L’ironie c’est que j’ai travaillé durant de longues années avec des adultes et des enfants autistiques.

Détrompez-vous, ce n’est pas le jour où j’ai pleuré. Parce que je suis un homme, je suis fort, macho et avec une massue dans la main pour aller tuer du dinosaure et nourrir ma famille. Vite, me gratter l’entrejambe en ingurgitant une bière et un steak. Hurler pour encourager mon équipe sportive préférée tout en éructant.

Non, les larmes sont venues quelques années plus tard. Notre fils a grandi. Sans aucun signe de problèmes. Il est la plus belle chose que j’ai vue de toute mon existence. Je l’aime d’un amour extraordinaire qu’il est inutile d’expliquer, il faut être parent pour le comprendre. Bien entendu, nous le surprotégeons, nous craignons des problèmes et nous faisons de notre mieux pour l’aider. Intellectuellement, il se développe à une vitesse incroyable. À trois ans, il parle anglais, français et un peu d’espagnol. Il compte en français et en anglais jusqu’à cent. Il connaît non seulement ses lettres, mais vous pouvez mettre n’importe quel livre devant lui et il se mettra à lire. Il écoute une chanson deux ou trois fois, il en connaît toutes les paroles par cœur. Souvent, je dois faire des recherches sur Google, tout en jouant avec lui, pour être en mesure de comprendre ce qu’il veut. Il me demande souvent de tracer des formes géométriques avec une craie sur le trottoir, des formes dont je n’ai jamais entendu parler et qui sont en trois dimensions, mais il les connaît. Vous comprenez qu’il est d’une intelligence incroyable. Demandez-lui de quoi est composée la planète Mars, il vous le dira.

Sauf que socialement, il a un retard. Ce n’est que tout récemment que les choses ont commencé à débloquer. Il a toujours aimé se faire câliner, toucher et n’a aucun problème à vous regarder droit dans les yeux. Les textures ont toutefois été un problème, il n’aime pas se salir et toucher des choses inconnues. Le nourrir est un défi quotidien et il a de petites habitudes à la limite de l’autisme. Nous l’avons fait examiner, il est quelque part sur le spectre de l’autisme, mais on ignore où. Les spécialistes sont convaincus que ce n’est qu’un retard et que d’ici quelques années, il n’en restera aucune trace. Mais les spécialistes se trompent parfois.

Le jour où j’ai pleuré, je me trouvais avec mon fils, assis sur le plancher du salon. On jouait avec une étable et des animaux, qui selon mon petit dormaient tous. Il est beau mon gamin, avec des yeux bleus, un sourire incroyable. Partout où nous allons, il fait sourire les gens et les voisins ne cessent de nous complimenter sur ses capacités de chants. Parce qu’il peut être 5 heure du matin ou minuit, la fenêtre de sa chambre ouverte, il peut entreprendre un récital de chants capable de faire rougir un artiste international. Bon, c’est le papa qui se vante un peu, mais j’ai le droit, non?

Nous étions donc au sol, moi avec une vache dans la main et lui un cheval qu’il faisait tourner incessamment, puisqu’il aime faire pirouetter, tourner, pivoter les objets. Il se tenait tout juste devant moi, me tournant le dos. Son petit cou et ses cheveux lui donnaient un aspect de vulnérabilité attendrissant. Comme il est petit. Il est très indépendant et je me demande toujours ce qui se passe dans sa tête. Ce jour-là, il s’est tourné et m’a regardé en disant « Papa ». Je lui ai souri et demandé ce qu’il y avait. Rien, il ne répond pas lorsqu’on lui pose des questions. C’est ainsi. Nous nous rendons plusieurs fois par semaine chez des éducateurs spécialisés afin de l’aider à communiquer.

Et ainsi, sans raison et avec toutes les raisons du monde, j’ai pleuré. De le voir ainsi si vulnérable, fragile et dépendant de nous. J’ai pleuré parce que je ne voulais pas qu’il soit prisonnier de son propre cerveau, je voudrais qu’il puisse s’exprimer et nous dire ce qu’il veut, ce qu’il ressent. Je voulais à tout prix lui donner une enfance extraordinaire, lui offrir toutes les possibilités de se développer et vivre des expériences magiques. Son retard l’empêche de vivre comme les autres enfants, il doit prendre son temps, s’adapter peu à peu à toutes nouvelles situations. J’ai ressenti l’éternelle culpabilité parentale, la peur que les choses empirent. Je pensais à ma femme, qui porteuse de l’enfant, devait souffrir davantage que moi et porter le poids de la culpabilité. Devant elle, je tente d’être rassurant, encourageant. Bref, je pleurais silencieusement après trois ans de questions, de peur, de doute, de rencontres avec des spécialistes et de cette maudite culpabilité.

C’est alors que mon garçon s’est tourné vers moi. Avec un sourire, il a répété une des phrases de son émission de télévision favorite « C’est OK mon pauvre petit phoque, tout va bien aller ».

Mon fils a toujours été là, parfois sous la surface, mais il est là.

J’ai pleuré encore plus, des allergènes supplémentaires venaient probablement de s’infiltrer dans la résidence par des failles insoupçonnées.

J’ai compris que mon fils avait raison, tout irait bien.

 

Le Joueur de flûte de Hamelin : Commentaire d’un lecteur.

Cette semaine, j’ai reçu un commentaire de lecture que je veux partager avec vous !

Attention, cet article contient quelques *spoilers*.

C’est donc avec l’autorisation de monsieur Maxime Désaulniers que je publie le commentaire en question. Un gros merci à lui pour la lecture et ses impressions.


Tout d’abord, j’adore ce conte. Dès mon enfance, le joueur de flûte de Hamelin me captivait au point où j’ai rédigé une analyse littéraire de 12 pages sur ce conte et son implication dans la culture germanique. Donc, lorsque vous avez annoncé le titre de votre roman, j’étais émerveillé. J’ai eu la même réaction lorsque vous avez révélé la fabuleuse couverture qui est, à mon avis, la plus réussie des 7 romans de la collection.
Une force qu’à ce roman est le respect du schéma narratif par rapport au conte original. Le « dératiseur » accepte de débarrasser la petite ville des « rats » qui l’envahissent, part avec eux et les noie à l’aide de sa flûte. Il revient en espérant la récompense qu’on a initialement promise et celle-ci lui ait refusé. Finalement, leurs enfants disparaissent sous la mélodie vengeresse de la flûte. En tant que fan du conte de base, il est clair que c’est important pour moi que l’adaptation soit réussite.

Comme pour chaque critique que je rédige, je développe mon appréciation sur mon chapitre favori. Ici, il s’agit très clairement du chapitre 23. Ses 14 meilleures pages du roman changent complètement la donne avec de belles surprises juste avant le dénouement. Au début du chapitre, l’intrigue va mal, on se demande ce qui peut arriver de pire, puis Denis reçoit une balle (déjà, en partant, c’est quelque chose d’inattendu qui bouleverse la continuité). Marc fait enfin son apparition et lance la tourmente pour Denis, secoué que ses problèmes le poursuivent jusque-là et qu’ils soient encore accusé par tous. Le duel entre les deux hommes est en lui-même un grand moment car il permet de surfer sur la psyché de Denis. Le meilleur arrive à la toute fin. Denis réalise qu’il est réellement le Monstre de Verdun, ce qui chamboule la balance de l’intrigue. Autant, on pouvait s’attendre à ce genre de revirements, autant j’ai été pris de court par la fierté et la suffisance avec laquelle Denis accepte sa réalité.

Le personnage de Denis Lebeau est plein de surprises. Le fait d’être un ancien détenu en quête de paix le rend original et lui ajoute de la personnalité à travers son adaptation au monde et son regard biaisé par la vie carcérale. Il est intelligent, astucieux et s’acclimate mieux que je l’aurai imaginé après tant d’années hors de la vie civile. Je trouve que le concept de détenu accusé à tort est un cliché qui doit être soigneusement utilisé pour être de qualité (comme si la justice commettait toujours des erreurs). J’imagine que vous êtes d’accord avec moi étant donné que Denis offre exactement ce que j’espérais sans trop y croire. Lebeau a toutes les caractéristiques psychologiques du tueur en série. Il a entre autres l’intelligence (le rendant alerte, observateur et très débrouillard en situation de conflit) et le charme (atout qui permet aux gens de lui faire rapidement confiance). Il lui manquait seulement l’apathie pour compléter le portrait. Certes, Denis a souvent fait preuve d’indifférence, mais pas plus que la moyenne des gens et surtout pas de cruauté. La révélation du Monstre de Verdun vient bousculer la narration comme si le roman basculait du bien au mal en vue de la bataille finale qui oppose… des cinglés. Le Monstre de Verdun et le violeur meurtrier contre une bande de folles sacrificielles… Cet endroit est étrange.

À travers tout ça, il y a Marie Dupuis. Centre de l’énigme et victime principale de l’œuvre, elle semble être née de la souffrance et n’aspire qu’à plus de souffrance. Pourtant, elle garde ses esprits et n’a jamais fait preuve de méchanceté contrairement à tous les autres personnages du roman. Alors que pourtant, c’est elle qui aurait le plus de raison de l’être. Elle est intéressante car elle est le dératiseur de Hamelin et offre une vision différente du personnage du conte. En plus du revirement de situation : on laisse croire que son fantôme est le mal qui ronge la ville innocente, alors que la ville est remplie de psychopathes qui ont créé leur propre supplice.

Bref, Le Joueur de Flûte de Hamelin est un bon roman. Je ne regrette pas de l’avoir lu. La cruauté se fait toujours répondre par plus de cruauté, l’injustice par plus d’injustices et l’indifférence par la vengeance. Comme à Hamelin, comme au parc de l’Océan et même comme dans les premières colonies débarquant telles des rats pour infester un nouveau territoire.


 

Le joueur de flûte de Hamelin : En vente partout !

Q & A : 3

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Sur ma page d’auteur, j’ai décidé de me prêter au jeu de répondre à toutes les questions posées. Que ce soit des questions osées, embarrassantes, dérangeantes.

Allez-y, demandez-moi ce que vous voulez, je vais faire de mon mieux afin de vous répondre.

  • Gaëlle Dupille veut savoir : est-ce qu’il y existe un genre littéraire que tu n’aborderas jamais en tant qu’auteur? Si oui, pour quelle(s) raison(s)?

Bonjour Gaëlle. Merci pour cette question. Il y a peut-être un genre dans lequel il m’est impossible de m’aventurer. La romance. C’est pourtant un genre littéraire très populaire auprès du lectorat. Mais voilà, je ne lis pas de romance, ne croit pas posséder ce qu’il faut pour écrire un bon livre dans ce style. Par contre, je crois que dans la plupart des livres, même ceux d’horreur et de fantastique, il existe une part de romance. Cette dernière est un peu moins prononcée et souvent très tragique, mais c’est quand même des histoires d’amour déguisées en récits fantastiques. Mon manque de talent et mon manque d’intérêt pour le genre littéraire en question m’empêchent de même penser à m’y aventurer.

Un récit historique serait aussi très difficile pour moi à écrire. En raison de toutes les recherches nécessaires, le besoin d’être suffisamment réaliste et précis. Je préfère de beaucoup la possibilité de modifier la réalité et de la changer. Sans toutefois tomber dans la « fantasy ». J’ai besoin d’avoir une bonne emprise sur la réalité, avec quelques intrusions du fantastique.

Q & A 2

C1 - Les contes interdits - Le joueur de flûte de Hamelin - final

 

Sur ma page d’auteur, j’ai décidé de me prêter au jeu de répondre à toutes les questions posées. Que ce soit des questions osées, embarrassantes, dérangeantes.

Allez-y, demandez-moi ce que vous voulez, je vais faire de mon mieux afin de vous répondre.

  • Karen Robichaud veut savoir — pourquoi avoir choisi de réinventer le joueur de flûte

Bonjour Karen. Merci de me poser cette question très pertinente. Tout d’abord, je voudrais dire que c’est tout un honneur de faire partie de ce projet. En particulier parce que les autres livres sortis avant moi dans Les Contes interdits sont extraordinaires, que la barre est très haute et j’espère sincèrement que je serais à la hauteur!

Pourquoi ce conte? Premièrement, il existe une multitude d’histoires tout aussi intéressantes les unes que les autres. Pour être franc avec vous, je n’ai pas eu à chercher l’inspiration ou à me casser la tête très longtemps, je savais dès le départ que je réécrirais le joueur de flûte de Hamelin. Je me souviens avoir brièvement parcouru une liste de titres de fables, il ne m’aura fallu que quelques secondes pour me décider.

Cette histoire d’origine allemande, consignée par les frères Grimm, est moins connue et beaucoup moins présente dans les films ou les livres. C’est un récit très sombre. C’est en partie ce qui m’a attiré. Je voulais explorer et faire découvrir un conte ancien, tout en lui donnant un aspect moderne tout aussi triste et tragique que l’original. L’histoire se répète et la petite communauté du Maine où l’action du roman se déroule ne fait pas exception à cette règle.

Le joueur de flûte de Hamelin est basé sur une histoire « vraie ». Un vitrail dans la ville de Hamelin raconte un évènement qui date de l’année 1284. En gros, l’histoire est celle d’un petit village envahi par les rats. Le maire engage un exterminateur afin de nettoyer les rues de sa municipalité. Le joueur de flûte s’exécute, puis revient pour chercher sa récompense. Le maire refuse de le payer et pour se venger, le musicien charme les enfants des villageois et les entraine dans une rivière où ils se noient ou une grotte où ils seront à jamais enfermés.

Le côté véridique m’a grandement fasciné. Tout comme le fait qu’un vitrail existe sur ce récit et j’ai donc fouillé un peu sur Internet avant d’écrire. Les historiens n’ont rien trouvé pouvant valider cet évènement tragique, sinon la date, mais ils ont des théories pour expliquer la présence du vitrail censé souligner un moment important de la ville.

Voici l’extrait du très populaire site Wikipédia.


Les théories qui se sont vu attribuer une certaine crédibilité peuvent être groupées en quatre catégories :

  • Les enfants furent victimes d’un accident et se trouvèrent noyés dans la Weser, ou furent ensevelis dans un glissement de terrain;
  • Des enfants contractèrent une épidémie et furent conduits hors de la ville pour protéger les autres habitants. Une forme de la peste a été évoquée. D’autres attribuent la danse des enfants à une maladie : la chorée de Sydenham (ou danse de Saint-Guy). Ces théories identifient le joueur de flûte à la personnification de la mort;
  • Les enfants quittèrent la ville pour prendre part à un pèlerinage, une campagne militaire ou une nouvelle croisade d’enfants, mais ne retournèrent jamais chez leurs parents. Ces théories présentent le joueur de flûte inconnu comme leur dirigeant ou recruteur;
  • Les enfants voulaient abandonner leurs parents et Hamelin pour créer leur propre village, à l’époque de la colonisation de l’Europe orientale. De nombreux villages et villes furent en effet fondés à cette époque dans l’est de l’Europe, par des colons, notamment allemands, venus de l’Europe occidentale. Ici aussi, le joueur de flûte en serait le chef.

C’est en explorant les origines de cette légende que l’idée du roman s’est développée. Quoi de plus horrible, peu importe la raison, que de voir disparaître les enfants d’un village, d’une communauté? Il me fallait trouver un contexte moderne, un lieu acceptable et une histoire assez folle pour en faire un récit sombre.

J’espère que cela répond à votre question et j’ai bien hâte de savoir si le conte vous plaît.

Merci.

 

Q & A

Sur ma page d’auteur, j’ai décidé de me prêter au jeu de répondre à toutes les questions posées. Que ce soit des questions osées, embarrassantes, dérangeantes.

Allez-y, demandez-moi ce que vous voulez, je vais faire de mon mieux afin de vous répondre.

  • Nous commençons par Samuel Dupont qui veut savoir : à quel âge avez-vous commencé à écrire?

Bonjour Samuel. Très bonne question. J’ai commencé l’écriture à ma première année d’école secondaire, ce qui veut dire à peu près 13 ans. À cette époque, j’ai développé une passion pour la lecture. Très rapidement, j’ai ressenti le désir de mettre mes propres histoires sur papier. Stephen King fut ma plus grande influence. Mon imagination fut aussi grandement nourrie par mon frère, qui m’entrainait dans des aventures extraordinaires. Il m’a fallu plusieurs années avant de pouvoir créer quelque chose de potable. J’ai développé mes propres histoires dont on est le héros, ainsi que de petites nouvelles assez moches. Je devais ensuite passer beaucoup de temps à jouer à Donjons et Dragons. En tant que maître, je mettais l’emphase sur les textes explicatifs et descriptifs au détriment de l’action.

Un peu plus tard, avec un copain, nous avons écrit des enquêtes policières et ce ne fut qu’après mon cinquième secondaire que je terminais mon premier roman.

Un des éléments me poussant à explorer l’écriture fut la réaction des autres élèves lorsque je lisais mes textes en classe. Leurs commentaires, tout comme ceux des enseignants, m’ont grandement motivé à poursuivre l’écriture. Lorsque j’ai amorcé mes études en Arts et Lettres au Cégep de Shawinigan, je n’avais plus de doute sur mon désir d’en faire un métier. J’étais toutefois loin d’être prêt… il m’a fallu plusieurs années pour m’en apercevoir.

J’espère que cela répond à votre question. J’ai commencé vers 13 ans, mais rien de potable jusqu’à mes 17 ans.

Dungeons & Dragons

Les Contes Interdits : Le Joueur de flûte de Hamelin de Sylvain Johnson

Aujourd’hui, les trois nouveaux contes de la populaire série ont été dévoilés.

J’ai choisi « Le joueur de flûte de Hamelin » des frères Grimm.

En attendant de pouvoir vous montrer la couverture, voici un résumé de cette légende, question de vous préparer.

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Alors que la ville de Hamelin était envahie par les rats et que les habitants mouraient de faim, un joueur de flûte vint et se présenta comme un dératiseur. Le maire de Hamelin promit au joueur de flûte une prime de mille écus pour les débarrasser des rats qui infestaient la ville. L’homme prit sa flûte et, par sa musique, attira les rats qui le suivirent jusqu’à la Weser, la rivière qui arrose la ville, où ils se noyèrent. Bien que la ville fût ainsi libérée des rongeurs, les habitants revinrent sur leur promesse et refusèrent de payer le joueur de flûte en le chassant à coup de pierres.

Il quitta le pays, mais revint quelques semaines plus tard. Lors d’une nuit paisible, il joua de nouveau de sa flûte, attirant cette fois les enfants de Hamelin. Cent trente garçons et filles le suivirent hors de la ville jusqu’à une grotte qui se referma derrière eux. Selon certaines versions, le joueur de flûte aurait aussi emmené les enfants de Hamelin à la rivière ou au sommet d’une montagne. Les parents, eux, ne les revirent plus jamais.

Source (Wikipedia)

Shining à Nancy (Lorraine)

Cosmogonie d'une vie

Une exposition sur le Shining de Stanley Kubrick a lieu du 17 au 25 février 2018 au Centre Culturel Georges Pomp It Up à Nancy (CCGP – 115, Rue Gabriel-Mouilleron)

Vous y découvrirez le travail de Mr Kitsh.

Elle sera ouverte tous les jours de 14h00 à 18h00

Entrée libre

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Nouveau trio pour les Contes Interdits

Une grosse nouvelle cette semaine : Il y aura 3 nouveaux Contes Interdits.

Mais qui sont ces auteurs ?

En attendant d’avoir de plus amples détails au sujet des titres à venir, pourquoi pas découvrir ces 3 écrivains ?

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Sonia Alain

Elle est née à Matane au Québec. À l’âge de 12 ans, elle habite pendant quelques mois au Cameroun en Afrique avec ses parents.

Elle a obtenu un certificat d’éducation en milieu de garde à l’Université du Québec à Montréal. Certificat en main, elle a été pendant plusieurs années éducatrice dans un Centre de la Petite Enfance, puis chargée de cours au Collège Édouard-Montpetit, et finalement formatrice.

Elle est auteure à temps plein, et donne des conférences dans les bibliothèques sur des sujets qui sont en lien avec ses romans. Elle est également chroniqueuse littéraire.

Sa page Facebook : SoniaAlainAuteure
Son blogue : SoniaAlain

 

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Sylvain Johnson

Sylvain est né à Montréal, mais a vécu une partie de son enfance en Mauricie, dans le village de Sainte-Thècle. Après l’école secondaire à St-Tite, le Cégep à Shawinigan et un court passage à l’Université de Trois-Rivières, il retourne à Montréal pour y travailler dans les salles de courrier de certaines grosses entreprises.

Il se retrouvera au Maine, en Virginie, pour finalement s’installer en Caroline du Nord, où il vit avec sa femme et son fils. L’écriture est sa passion, tout comme la randonnée pédestre, la lecture et assumer son rôle de père à temps plein.

Sa page Facebook : SylvainJohnsonAuteur

Son blogue : SylvainJohnson


 

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Maude Royer

Maude Royer est une auteure québécoise. Graphiste de profession, sa plus grande passion a toujours été l’écriture. Après la publication de deux séries fantasy pour les adolescents et les adultes (Les Premiers Magiciens – Éditions Hurtubise – et Zodiak – Éditions ADA), elle travaille maintenant sur deux séries dans le style «dont vous êtes le héros» destinées aux enfants de 9 ans et plus. Les tomes 1 des séries Transforme-toi en loup-de-mer et Transforme-toi en demoiselle-fée (Éditions ADA) seront disponibles dès septembre 2015.

Sa page Facebook : MaudeRoyerAuteure


 

 

Dossier 1 : « Le Tueur des Rails »

Sylvain JOHNSON

Dossier « Le Tueur des Rails » est un texte explicatif destiné à vous faire découvrir le premier tome de ma série. Il a déjà été publié sur un défunt site destiné à la ville de Montréal.

Bienvenue dans mon univers !

Dossier 1 : « Le Tueur des Rails »

Je suis né à l’hôpital Saint-Luc de Montréal en la glorieuse année 1973. Le film Kamouraska basée sur le Roman d’Anne Hébert prend l’affiche, Pink Floyd présente « Dark side of the moon » en concert pour la première fois au Québec et CKRL-FM devient une réalité. Elle serait la première radio communautaire francophone dans le monde.

Quelques années plus tard, ma famille déménage à Laval, puis dans le village de Sainte-Thècle en Mauricie. Toutefois, malgré ces déménagements, les nouveaux paysages à explorer, je n’ai jamais cessé d’être un Montréalais. Mon cœur était resté quelque part entre le Mont-Royal verdoyant, le…

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